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« Nous avons investi dans un bâtiment d’engraissement commun »

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Développement - « Nous avons investi dans un bâtiment d’engraissement commun »
À la SAS Pépieux Alliance Bovine, les bovins restent la propriété des éleveurs. Ces derniers viennent prêter main-forte un dimanche sur douze. Chaque mois, ils se réunissent pour organiser les entrées d’animaux, calquées sur les débouchés. © L. Pouchard/GFA

Dix éleveurs se partagent un atelier spécialisé pour l’engraissement et la finition de leurs vaches et jeunes bovins de race blonde d’Aquitaine.

Quand le groupe coopératif Auriva-élevage, anciennement Midatest, met à la vente sa station d’évaluation en 2012, le déclic est immédiat. « Nous ne pouvions laisser filer cet outil de travail, situé au milieu de nos fermes », appuie Landry Danflous, qui fait partie des dix associés de la SAS Pépieux Alliance Bovine, à Castelnau-Barbarens, dans le Gers.

Tous basés dans un rayon de 15 km autour du site, les éleveurs de blondes d’Aquitaine regroupent un troupeau souche de 750 mères. L’ensemble de leurs veaux et vaches de réforme transite par la SAS Pépieux pour y être engraissés.

Gagner en sécurité

« Avec quelques apports extérieurs en complément, nous valorisons chaque année près de 850 bovins finis », reprend l’agriculteur. Les vaches grasses sont vendues en direct à des boucheries traditionnelles et à des grossistes dans le Gers et les départements voisins. Une quarantaine de femelles extra est réservée aux concours de boucherie régionaux. Les taurillons et babynettes sont commercialisés en majorité à l’entreprise limougeaude Covilim.

Les taurillons et babynettes, âgés de 5 à 7 mois, sont engraissés durant 160 jours. L’objectif est d’atteindre un poids vif de 540 kg et une conformation U=/U+. © L. Pouchard/GFA

« La création de la société a été un véritable tremplin pour accéder à des débouchés plus rémunérateurs, poursuit l’exploitant. Nous avons tous gagné en sécurité dans l’écoulement de nos animaux et en stabilité de prix sur l’année. » La capacité à fournir des volumes constants et à produire des carcasses homogènes de qualité a été un atout pour développer leur clientèle. Les éleveurs travaillent continuellement sur la régularité des apports, avec notamment l’introduction de réformes plus jeunes. « Ce regroupement a tiré vers le haut la qualité de notre troupeau souche, constate Robert Durtaut, un des autres associés. De même, il nous a permis de libérer de la place sur nos exploitations pour accroître notre cheptel naisseur. »

À leur arrivée sur site, les pensionnaires sont identifiés, pesés et vaccinés contre la grippe et l’entérotoxémie. Les éleveurs effectuent une préparation alimentaire et sanitaire en amont pour mettre toutes les chances de leur côté. « Seuls 2 % de nos animaux reçoivent un traitement curatif au cours de leur phase d’engraissement », chiffre Landry. Au menu, les vaches et les jeunes bovins (JB) reçoivent une ration sèche à base de maïs grain humide stocké en silo tour, complété d’un aliment multitourteau de colza-soja-tournesol à 38 % de MAT (matière azotée totale), de foin de luzerne et de paille à volonté.

La croissance des animaux est suivie grâce à la réalisation de pesées mensuelles. « C’est un bon indicateur de l’état sanitaire et du bien-être de chaque bête, ajoute l’exploitant. Par souci de rentabilité, les vaches et les JB engraissés depuis plus de cent jours affichant un GMQ (gain moyen quotidien) inférieur à 500 g/jour sont écartés. »

Les historiques de pesées ont permis de modéliser des cinétiques de croissance dans le cadre du programme Defiblonde (1). « Ces travaux nous aident à considérer si une vache est une bonne candidate à l’engraissement ou non. »

Lucie Pouchard

(1) Lire La France agricole n° 3906 du 28 mai p. 36.

En Chiffres

• 10 éleveurs associés.

• 4 salariés à temps plein.

• Site de 4 ha.

• Bâtiment principal de 3 600 m2 dédié aux vaches de réforme et 3 bâtiments annexes pour les veaux.

• 620 places sur litière accumulée.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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