Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Nos vaches laitières ont gagné en confort avec les logettes creuses »

réservé aux abonnés

Extension d’une stabulation laitière - « Nos vaches laitières ont gagné en confort avec les logettes creuses »
Pour Fabien Denis, les logettes creuses présentent l’avantage d’être moins onéreuses que celles équipées de tapis en caoutchouc. © Y. Boloh

Fabien Denis et sa belle-mère Isabelle ont opté pour des logettes creuses lors de l’extension de leur stabulation laitière en 2015.

Le bâtiment des vaches laitières de Fabien Denis et de sa belle-mère Isabelle, installés à Assé-le-Boisne (Sarthe), compte 106 logettes. Aux 70 logettes paillées, installées en 2000, à la création du bâtiment équipé d’une fumière couverte et d’une fosse, se sont ajoutées 36 logettes creuses dans l’extension construite en 2015. « Nous avons été séduits par cette solution car les logettes creuses sont construites sur la terre battue, explique l’éleveur. Le sol n’étant pas bétonné, nous aurions pu repasser facilement en logettes classiques si cela n’avait pas bien fonctionné. Mais les vaches adorent ce couchage et y dorment sans souci. » Le troupeau compte surtout des vaches de grand format (prim’holsteins, rouges scandinaves et croisées). L’objectif est d’en assurer la plus grande longévité grâce, notamment, à un logement de qualité.

Les vaches, dont les mamelles sont épilées, restent propres dans les logettes creuses. © Y. Boloh

10 % de places supplémentaires

Les barres souples en plastique qui équipent les 36 logettes creuses apportent un confort supplémentaire. De surcroît, elles sont un peu moins larges que les logettes équipées de barres rigides (1,12 m contre 1,25 m). Cela permet d’obtenir 10 % de places supplémentaires dans le même espace. Par ailleurs, leur entretien est mécanisable. Un aspect important pour cette exploitation composée de 3 UTH, qui produit un peu plus de 1,04 million de litres de lait et qui dispose également de deux poulaillers conventionnels.

Une couche d’entretien de paille

Les logettes creuses sont garnies d’une épaisseur de 25 à 30 cm de chaux humide compactée avec de la paille, renouvelée tous les cinq à six ans. Une couche d’entretien est appliquée par-dessus. Elle est constituée de paille de colza défibrée et finement broyée par une entreprise sous-traitante mayennaise. La longueur des brins n’excède pas 2 à 3 cm pour éviter que les vaches n’en retirent trop à chaque levée. « Nous venons tout juste de passer à la paille de colza. Elle est plus facile à manipuler que la chaux et assèche un peu moins. Les petits brins semblent aussi bien nettoyer les pattes », détaille l’agriculteur.

Cette couche d’entretien, apportée au godet désileur, est rechargée une fois tous les dix à quinze jours en hiver et une fois toutes les cinq semaines en été.

Les vaches, dont les mamelles sont épilées, sont aussi propres que dans les anciennes logettes. Les animaux ne marquent pas de préférence.

Les éleveurs envisagent de tout passer en logettes creuses à l’occasion de l’augmentation prévue de leur cheptel pour utiliser pleinement les deux robots de traite. « Nous hésitons encore car nous passerions alors en lisier pour réduire le travail de manipulation du fumier. Cela impliquerait aussi de modifier nos pratiques culturales. C’est donc une réflexion globale qu’il convient de mener », souligne Fabien.

Yanne Boloh

Éviter la formation d’un nid

Fabien (ou son salarié) passe une petite demi-heure le matin et à peine vingt minutes le soir pour entretenir 36 logettes creuses. Il s’agit de réaliser un ébousage et un nivelage pour éviter la formation d’un « nid » qui ne conviendrait pas à chaque vache. Pour l’instant, le temps alloué aux deux types de logettes présentes sur l’exploitation et la pénibilité du travail sont assez similaires. Toutefois, selon l’éleveur, il serait plus facile et moins coûteux de mécaniser ces tâches. « Pour reniveler, nous sommes en train d’étudier un système de valet de ferme que nous pourrions équiper d’un râteau que nous fabriquerions nous-mêmes, ou d’une vis sans fin ».

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !