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« Mes bergeries améliorent le confort »

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Bien-être au travail - « Mes bergeries améliorent le confort »
« L’ambiance est bonne dans les deux bergeries. Elles restent lumineuses et bien ventilées », explique Jean-François Dubaud. © M.-F. Malterre

Jean-François Dubaud a construit deux bâtiments simples et bien ventilés pour ses 650 brebis.

«Mes deux bergeries de 300 places m’apportent un grand confort de travail, se réjouit Jean-François Dubaud », à la tête de 650 brebis à La Bazeuge, en Haute-Vienne. La première a été construite en 2014. « Pour faciliter son financement, nous avons créé, avec vingt collègues du secteur, la société Agrisoleil, explique-t-il (voir encadré). Le toit est équipé de panneaux photovoltaïques, mais cela n’a pas empêché d’aménager l’intérieur de façon simple et fonctionnelle. Les 18 mètres de large sont partagés en trois bandes. Deux sont consacrées aux aires paillées, l’une de 8 mètres et l’autre de 6 mètres, et celle de 4 mètres au couloir d’alimentation. « Il est surélevé, ce qui me permet d’observer les animaux en un coup d’œil lorsque je distribue la ration », poursuit Jean-François. La rangée de poteaux est placée entre le couloir de circulation et une aire paillée, de manière à ne pas gêner la circulation. Les bardages sur les longs pans favorisent la circulation de l’air. Ils sont installés sur un muret en parpaings, de 50 cm de haut, car l’aire paillée est attenante à la paroi. « Dans la deuxième bergerie, mise en place en 2020, en revanche, j’ai aménagé un petit couloir de circulation, de 1,40 mètre de large, le long du pourtour intérieur, ajoute l’éleveur. J’ai ainsi pu faire l’impasse d’un muret. Le bardage descend jusqu’au sol, mais cela n’occasionne pas de courant d’air sur les animaux. » Ce couloir intérieur facilite, par ailleurs, la circulation et le changement de lots.

Dans la deuxième bergerie, les bardages en bois descendent jusqu’au sol, ce qui a limité la maçonnerie. © M.-F. malterre

La lumière entre par les longs pans

Bien qu’équipées de panneaux solaires, les bergeries restent lumineuses. Les bardages laissent passer la lumière sur les quatre faces. L’ambiance est bonne, été comme hiver. Les panneaux photovoltaïques jouent le rôle d’isolant, appréciable par les agneaux en finition quand il fait chaud. L’ouverture des portails contribue également à créer des courants d’air. « La bergerie la plus ancienne me sert à gérer les agnelages, car elle est dotée d’une aire paillée de 8 mètres, précise Jean-François. Ainsi, les brebis ont plus de place lors des mises bas. Regroupées en lots de 60 à 80, elles peuvent s’isoler plus facilement. » Les cases d’agnelage sont montées au fur et à mesure. Les brebis qui ont mis bas, après un passage obligatoire en case d’agnelage, rejoignent le lot de brebis « suitées ». Avant, dans les vieux bâtiments, elles étaient mélangées, ce qui compliquait la surveillance.

L’engraissement des agneaux se fait aujourd’hui sur des aires paillées différentes de celles des agnelages, ce qui permet de les désinfecter correctement après chaque mise bas. Le déplacement et le réaménagement de l’ancien tunnel en espace de contention facilitera aussi la manipulation des animaux.

Marie-France Malterre

Des investissements réduits

Le choix des bâtiments photovoltaïques a permis de limiter les investissements. « La première bergerie est la propriété de la société Agrisoleil, que nous avons créée avec vingt collègues agriculteurs de Haute-Vienne, explique Jean-François Dubaud. J’ai investi 50 000 €. Agrisoleil produit de l’électricité et me verse un loyer. La deuxième est la propriété d’une société spécialisée dans les panneaux photovoltaïques. J’ai géré l’aménagement intérieur. Nous avons signé un bail de trente ans, au terme duquel je serai propriétaire des bâtiments. »

En chiffres

• 650 brebis allaitantes.

Agnelages répartis sur toute l’année.

• Surface : 100 ha.

• Altitude de La Bazeuge : 210 m.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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