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La qualité du lait des vaches laitières françaises grimpe

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La prim’holstein, qui pèse pour 66 % des lactations qualifiées au contrôle laitier 2019, est de loin la plus productive des races laitières françaises, avec une moyenne de 9 226 kilos par lactation et par tête. © Claudius Thiriet

D’après les résultats du contrôle laitier de 2019, la productivité des laitières stagne mais les taux et niveaux cellulaires s’améliorent.

Comme chaque année, l’Institut de l’élevage (Idele) publie une synthèse des résultats du contrôle laitier (CL) de l’année précédente. L’édition 2020, rendue publique mi-mai, se fait l’illustration de la décroissance structurelle du secteur bovin laitier français. En 2019, ce sont quelque 36 705 exploitations qui ont fourni 2,33 millions de lactations qualifiées, soit des replis respectifs de 5,6 % et 2 % sur un an. Dix ans en arrière, le CL suivait 55 000 fermes et plus de 2,55 millions de lactations.

En parallèle, les fermes restantes voient leur cheptel augmenter régulièrement. Ainsi, près de 50 % des exploitations suivies au CL produisent aujourd’hui plus de 60 lactations qualifiées par an. C’est 10 % de plus qu’en 2016. Parmi elles, 14 % passent la barre de 100 lactations, contre 8,8 % en 2016.

La concentration des élevages se joue essentiellement dans le grand Ouest. Le quart des lactations suivies au CL est, en effet, issu d’élevages bretons. Ajoutés à cet ensemble les départements de la Manche, de la Mayenne et de la Loire-Atlantique, cette proportion frôle 40 %.

Production stable

La productivité des vaches laitières françaises est quasi stable depuis 2012. Elle plafonne à 8 446 kilos par lactation brute (335 jours en moyenne) et par tête en 2019. Le rang de lactation moyen est de 2,4 en 2019 et le tiers des vaches suivies sont des primipares. Une tendance peu évolutive.

Productivité et taille du cheptel paraissent étroitement corrélées. De fait, les exploitations de plus de 100 laitières affichent une production moyenne de 8 870 kilos, contre 6 965 kilos pour les structures sortant moins de 20 lactations qualifiées par an. En entrant dans le détail des races élevées en France, les holsteins caracolent toujours en tête avec une productivité moyenne de 9 226 kilos en 2019, suivies notamment des pie rouges (7 909), des brunes (7 380), des montbéliardes (7 157), des normandes (6 643), des simmentals (6 352) et des abondances (5 408).

Moins de cellules

Si la quantité stagne, la qualité du lait français s’améliore sensiblement. En 2019, le taux butyreux a pris 0,3 point (40,1 g/kg) et le taux protéique 0,1 point (32,5 g/kg). Les meilleurs résultats sont enregistrés en deuxième lactation. Sur les races les plus répandues, la jersiaise présente le taux de matière utile le plus fort (94,5 g/kg). La brune et la pie rouge complètent le podium (76,5 g/kg).

Fait marquant souligné par l’Idele, « l’amélioration de la situation cellulaire observée depuis plusieurs années se confirme ». La moitié des lactations qualifiées ont une numération cellulaire inférieure à 300 000 cellules sur l’ensemble des contrôles, une progression de 9 % en l’espace de dix ans. Inversement, 12,7 % des lactations comptent au moins deux contrôles au-delà de 800 000 cellules. En 2009, ce ratio se montait à près de 17 %.

A. Courty

Petits effectifs, grands atouts

Le trio constitué par les races prim’holstein, normande et montbéliarde pèse pour plus de 90 % des lactations qualifiées au CL en 2019. Mais les races à petits effectifs, en France, parviennent à tirer leur épingle du jeu. Ainsi, la bufflonne produit un lait avec un taux de matière utile (TMU) record, à hauteur de 115,6 g/kg. L’ayrshire culmine à 79,5 g/kg, avec une productivité moyenne de 7 069 kilos par lactation. De leur côté, la bretonne pie noire et la froment du Léon affichent des TMU supérieurs à 76 g/kg.

Les vaches laitières croisées gagnent du terrain. En 2019, elles représentent 5 % des effectifs et affichent une production moyenne de 7 515 kilos par lactation, avec un TMU de 72,9 g/kg.

En chiffres

2,33 millions de lactations qualifiées au CL en 2019 dont :

35 % de primipares ;

91,3 % par les races prim’holstein, normande et montbéliarde ;

69 % issues des élevages de plus de 60 laitières.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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