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Restitution des couverts : un site internet complet disponible

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Cultures intermédiaires - Restitution des couverts : un site internet complet disponible
Les pesées de matières vertes prélevées au champ permettent d’estimer les services rendus par les cultures intermédiaires, comme la quantité d’azote restituée ou le stockage de carbone. © S. Minette

Mieux référencée et plus ergonomique, la deuxième version de Merci (1) a vu le jour en novembre dernier.

Dix ans après le développement de sa première version, la nouvelle méthode d’estimation des restitutions par les cultures intermédiaires, Merci, a été mise en ligne le 15 novembre 2020. Le tableau Excel s’est transformé en un site internet (1) gratuit. Avec pour objectif de « démocratiser les couverts », explique Sébastien Minette, conseiller à la chambre d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine, chargé du projet. Plusieurs améliorations ont été apportées.

Davantage de services

Tout d’abord, l’augmentation du nombre de références techniques, qui passent d’environ 1 200 à plus de 12 000. « Ces données terrain ont été mises à disposition par les organismes agricoles français, belges et suisses », note-t-il. La nouvelle base de données compile 1 207 essais mis en place entre 1983 et 2020, répartis sur tout le territoire. Elle est complétée par des simulations du modèle Stics (2). Ce travail de référencement a permis mécaniquement à la méthode de gagner en précision sur le calcul des restitutions.

Par ailleurs, « le domaine de validité s’est élargi, et passe à l’échelle nationale », souligne le conseiller. C’est une bonne nouvelle, car la première version, vérifiée pour le Poitou, était utilisée dans la France entière sans certitude de validité. Vingt-quatre contextes pédoclimatiques sont désormais représentés, et quatre possibilités de réserve utile. D’autre part, l’outil est utilisable pour des couverts détruits entre le 15 octobre et le 30 avril, contre le 1er février auparavant. De nouvelles options de gestion des résidus sont également disponibles : exporté ou restitué, enfouis ou laissés en surface.

Prélèvements nécessaires

Aux estimations de restitutions déjà existantes dans la première version – biomasse sèche produite, quantité d’azote, de phosphore et de potassium stockée et/ou restituée – s’en ajoutent d’autres : la dynamique de l’azote sur six mois avec une durée de trente jours, les quantités de soufre et de magnésium restituées, des valeurs fourragères et méthanogènes, et le stockage du carbone. « Ce dernier élément a été très demandé par les utilisateurs », précise Sébastien Minette. En outre, la base de données Merci contient des références pour soixante-cinq espèces, contre trente auparavant : « L’outil couvre une très grande majorité des espèces que l’on rencontre dans les couverts. »

Concernant le protocole de prélèvement aux champs, il y a peu de changements. Il reste obligatoire avant la destruction de la culture intermédiaire. Avec la séparation des espèces pour une pesée différenciée, ces deux étapes peuvent être fastidieuses, mais sont nécessaires pour garantir la fiabilité des résultats.

Les prélèvements de 1 m² doivent être réalisés sur un couvert sec ou ressuyé – sans rosée ni pluie –, peu avant sa destruction. Les plantes seront coupées au ras du sol, sauf pour le radis chinois, pour lequel il ne faut prélever que les feuilles. Seuls quelques couverts monospécifiques bénéficient d’abaques qui permettent d’estimer leur biomasse en fonction de leur hauteur.

Hélène Parisot

(1) Méthode d’estimation des restitutions par les cultures intermédiaires https://methode-merci.fr/

(2) Simulateur multidisciplinaire pour les cultures standard.

Créer un compte en ligne

Pour utiliser la méthode, il est possible d’ouvrir, gratuitement, un compte utilisateur. Celui-ci donne accès à la totalité des fonctionnalités de la plateforme, comme la possibilité de sauvegarder ses résultats et de les exporter, et d’accéder à l’ensemble des documents de la bibliothèque. « En deux mois, la plateforme compte déjà 290 inscrits, dont 25 % d’agriculteurs et 60 % de conseillers », note Sébastien Minette. Cela permet au concepteur de suivre les utilisateurs (nombre, département d’origine…) et de créer une communauté autour de l’outil. Les données saisies pourront être valorisées anonymement dans de futurs travaux d’analyse.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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