Les sens chimiques chez les insectes, tel que l’olfaction, sont essentiels dans le déterminisme d’un grand nombre de comportements (alimentation, reproduction, défense…). Et l’utilisation de médiateurs chimiques est une voie prometteuse, avec des exemples de réussites (pièges à phéromones sexuelles).

Déceler les odeurs

Toutefois, un projet nommé Phérosensor propose un modèle innovant. Il se base sur l’écologie chimique inverse : au lieu de piéger les insectes pour les compter, on détecte les phéromones qu’ils émettent. Des capteurs phéromonaux décèleront alors directement les odeurs des insectes sans impacter leur comportement.

« Il sera possible de localiser plus précisément les sources d’émission de phéromones et d’avoir des cartes de risque précises avec la possibilité d’adapter le traitement à la menace, grâce à l’agriculture de précision et, par conséquent, de réduire l’emploi des pesticides », a indiqué Philippe Lucas, directeur de recherche à l’Inrae (1), au cours d’un colloque de restitution de travaux du programme Ecophyto.

Céline Fricotté

(1) L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.