Des pucerons aptères verts sont signalés sur betteraves, « notamment sur le secteur maritime, en Normandie, dans l’Eure, la Somme, le Nord-Pas-de-Calais et la Région Centre-Val de Loire », indique Ghislain Malatesta, de l’ITB (Institut technique de la betterave). La région picarde semble moins touchée. « À ce stade, ce sont les parcelles sans protection néonicotinoïde qui sont concernées, soit 20 à 25 % de la surface de betteraves », souligne-t-il.

Deux produits autorisés

Les premiers traitements ont déjà été déclenchés, et une surveillance régulière est requise. Les parcelles ressemées après le gel, notamment en région Centre, sont d’autant plus à risque. « Nous ne sommes pas au même niveau d’intensité que l’an passé : les pucerons sont arrivés deux, voire trois semaines plus tard, ajoute-t-il. Alors qu’en 2020, on a pu voir jusqu’à 10 à 15 pucerons par betterave, la moyenne aujourd’hui est de 1 à 2 par plante. » Il rappelle que le seuil d‘intervention est fixé à 10 % de betteraves colonisées. Deux produits sont autorisés : le Teppeki, et le Movento, qui a obtenu une dérogation de 120 jours.

Justine Papin