« Tous nos parcs sont équipés d’un portail », lance Guillaume Bouyssou à la tête de 1 100 causses du Lot à Le Bastit dans le Lot avec ses parents Brigitte Burgalières et Didier Bouyssou. À partir du mois d’octobre, quand la moitié du troupeau mettra bas et que les lots se multiplieront sur les aires paillées dans la bergerie, l’accès s’effectuera sans escalader les barrières. Les associés ont investi dans vingt-cinq « claies portillons ». « Elles sont deux fois plus chères que les « standards », mais elles apportent un confort précieux, ajoute-t-il. Nous avons choisi un modèle qui s’ouvre d’une main pour entrer facilement avec un seau.»

La bergerie construite au début des années 2000 (1) comprend deux couloirs parallèles aux pignons, de manière à accéder facilement aux aires paillées. L’un mesure 2 m de large, pour entreposer, à portée de main, les claies, et divers matériels utiles aux mises bas. 

Le matériel de soin à portée de mains

Dès que les agnelages ont démarré, la servante autoconstruite facilite aussi toutes les interventions auprès des animaux. Le prototype est doté de nombreux compartiments où chaque ustensile a sa place. Les boucles sont placées dans un petit caisson à l’avant, tandis que les sprays sont entreposés debout à l’arrière. Sur le dessus, un plateau permet de déposer le téléphone et le bâton de lecture de boucles de manière à enregistrer toutes les opérations réalisées.

© Marie-France Malterre/GFA - La servante est dotée dun compartiment pour les sprays et de crochets.

Le rouleau d'essuie-tout a également une place dédiée, comme dans la cuisine, pour dérouler une feuille facilement afin de se nettoyer les mains. Les enregistrements dans le carnet d’élevage sont enrichis à chaque naissance du poids des nouveau-nés. Guillaume a équipé la servante d’une balance avec un système pour maintenir les agneaux immobiles. « C’est un pèse légumes qui m’a coûté environ 40 € », précise Guillaume. 

« Cette information permet de mieux déterminer la valeur laitière des mères, ajoute Rodolphe Puig, de la chambre d’agriculture du Lot. Cela affine la sélection. » Ce dispositif de pesée pivote sur l’un des axes (du bâti) de la servante. Ainsi, il peut être placé en position de travail sur le côté ou en position de transport à l’arrière pour circuler facilement dans les couloirs plus étroits.  Le plus grand caisson (bleu) reçoit les emballages et déchets. La caissette verte située au-dessus a été achetée dans le commerce. Elle s’emboîte sur le cadre de la servante et accueille, entre autres, les produits de traitements et des seringues. Elle dispose d’une anse pour l’emporter plus aisément au plus près des animaux dans les cases. L’outil, équipé aussi d’une multitude de crochets, est amélioré au fil du temps en fonction des besoins. Il existe un modèle dans le commerce, mais il comprend beaucoup moins de fonctionnalités.

Le modèle pourrait bien faire partie de la prochaine sélection pour le concours berger futé de Tech Ovin 2023. Concours pour lequel les exploitants ont été primés déjà deux fois.

(1) Voir La France Agricole du 29 février 2008 en pages 58 et 59.