« Avec mon râtelier libre-service, je vise aussi bien un bon confort de travail que l’économie de paille », souligne Mathieu Aubignac, à la tête de 60 limousines à Neuvic en Corrèze. Installé en limite du plateau de Millevaches, il produit peu de litière. Son investissement est donc d’autant plus intéressant, à l’heure où le prix des intrants flambe.  Le prix de la paille avoisine 100 €/t pour les éleveurs de la zone.

« Je recharge le râtelier une fois par mois avec du foin lorsque les génisses sont bloquées sur l’aire de raclage derrière les cornadis, explique-t-il. Ce fourrage complémente l’enrubannage que je distribue tous les jours devant le cornadis. » Les génisses ont accès au râtelier uniquement depuis le couloir raclé. Ainsi l’aire de couchage n’est pas souillée par le piétinement lorsqu’elles mangent.

Rapide retour sur investissement

L’apport de litière et le raclage du couloir ont lieu une fois par semaine. « La consommation est réduite en raison de cet aménagement, assure Mathieu. Cela me permet d’être autonome en paille avec 10 ha de céréales. Je ne regrette pas mon investissement qui m’a coûté environ 10 000 € en comptant le béton pour le couloir de 4,5 m de large et le matériel pour les râteliers. Il a vite été rentabilisé. Il m’offre beaucoup de souplesse dans mon organisation dans la mesure où le temps et la fréquence de paillage sont limités. Si j’ai un imprévu, je sais que mes génisses ont du foin à disposition, je n’ai pas l’obligation de rentrer coûte que coûte pour nourrir mes animaux. »