Les semis de lupin d’hiver vont très bientôt démarrer pour les régions du nord-ouest et centre-ouest, et cela jusqu’à fin septembre selon les variétés utilisées. Dans le sud-ouest, l’implantation pourra être retardée jusqu’à la mi-octobre. Outre les bons choix de parcelles (éviter les sols hydromorphes, calcaires ou à fort risque de salissement) et variétaux, « l’implantation doit être soignée pour donner à la culture toutes ses chances de réussite », indique Terres Inovia.

En premier lieu, et dans le cas d’une parcelle portant pour la première fois du lupin, il est recommandé d’inoculer les sols avec le rhizobium spécifique à la culture, Bradyrhizobium lupini (1). En effet, la bactérie n’est pas présente dans tous les sols français : la pratique permet donc d’assurer l’autonomie en azote du lupin. Pour le semis en lui-même, Terres Inovia recommande de ne semer ni trop dense, ni trop profond (25-30 grains/m2 à 2-3 cm de profondeur) : « l’objectif est de favoriser une levée rapide et homogène, et de dépasser au plus vite le stade de sensibilité à la mouche des semis, avant le stade 4 feuilles », précise l’institut.

Gérer le salissement

Le lupin est une culture peu couvrante en début et fin de cycle, rendant le salissement plus à risque. Or, peu de solutions chimiques sont homologuées : « la gestion de l’enherbement reste l’un des points les plus délicats de l’itinéraire technique de la culture », confirme Terres Inovia. Néanmoins, l’utilisation de CENT 7 en association avec PROWL 400 ou CENTIUM 36CS permet de gérer un certain nombre d’adventices. Le lupin étant bien adapté au désherbage mécanique, Terres Inovia conseille, lorsque la technique est possible, d’opter pour le binage, plus efficace que la herse étrille ou la houe rotative.

(1) Disponible sur le marché sous la formule commerciale Inoculum Lupin NPPL Tourbe.