Des scientifiques de l’Inrae, d’Arvalis, de Wageningen (Pays-Bas), de Louvain La Neuve (Belgique) et quatre semenciers (Limagrain, RAGT, MAS Seeds et KW SAAT) ont comparé 66 variétés de maïs commercialisées entre 1950 et 2015, sur trente champs en Europe dans différentes conditions climatiques. Les résultats de l’étude montrent que les rendements ont augmenté rapidement, avec la même vitesse dans tous ces scénarios climatiques. Le progrès génétique s’est donc exprimé dans des conditions défavorables, qui sont attendues dans les trente prochaines années.

Cependant, les caractères physiologiques connus pour favoriser l’adaptation aux climats chauds et secs, comme la sensibilité de la croissance et de la transpiration à la sécheresse, ou l’efficience de l’eau transpirée, n’ont pas contribué au progrès génétique. Avec une recrudescence des situations extrêmes, l’intégration de ces caractères dans les programmes de sélection pourrait donc être intéressante. « Sélectionner ces caractères demande des méthodes combinant le phénotypage, la modélisation et la génomique qui sont actuellement élaborés et en cours d’implémentation dans les programmes de sélection », révèle l’Inrae.