L’efficience d’utilisation de l’eau par les cultures est mesurée en gain de rendement (q/ha) associé à 10 mm d’eau, que celle-ci provienne du sol, de la pluie ou d’irrigation.

Un manque de connaissances

Face au manque de connaissance de ce paramètre pour l’orge, Arvalis a mis en place un essai sur deux ans (récoltes 2020 et 2021) au Magneraud, en Charente-Maritime. Quatre céréales à paille ont été étudiées sous abris mobiles, ce qui permet de contrôler le stress hydrique.

« L’orge d’hiver, pour laquelle on n’avait aucune donnée, a montré une efficience excellente sur les deux années d’essai, en moyenne à 3,5 q/ha pour 10 mm, rapporte Sophie Gendre, ingénieure R&D gestion de l’eau chez Arvalis. C’est le même ordre de grandeur qu’en maïs. »

En moyenne sur ces deux années, elle était de 2,8 q/ha/10 mm pour l’orge de printemps, et de 2,6 q/ha/10 mm pour le blé tendre et le blé dur. « En 2020, l’efficience des orges était supérieure à celle des blés », précise-t-elle.

Meilleure que les autres céréales

« Cela justifie le fait que les orges d’hiver soient préférentiellement implantées sur des sols à plus faible réservoir, car elles auraient une meilleure efficience que les autres céréales à paille », souligne Sophie Gendre. Tous ces éléments méritent, selon elle, de poursuivre les travaux sur le sujet.

H.P.