Afin de mieux connaître l’effet des couverts sur la réserve en eau du sol et les économies d’eau d’irrigation potentielles en maïs grain, Arvalis-Institut du végétal a mis en place un essai entre 2017 et 2019. Plusieurs modalités ont été testées, en faisant varier les modes de destruction des couverts et le régime hydrique (irrigation limitante ou pluviale). Les teneurs en eau des sols ont été mesurées à l’aide de tensiomètres (plus la tension relevée est élevée, plus la teneur en eau du sol est faible).

Conserver l’humidité du sol

Les résultats ont montré qu’au démarrage de la culture, la tension était légèrement plus élevée pour la modalité composée de couverts détruits au semis, ce qui traduirait une consommation en eau plus importante. « Toutefois, cette différence se lisse très rapidement au fil du cycle du maïs », précise Arvalis. La modalité avec mulchs de paille présentait en tendance une tension plus faible, ce qui pourrait s’expliquer par leur plus grande capacité à garder l’humidité du sol. Concernant les économies d’eau d’irrigation, Arvalis considère qu’il est difficile de conclure : en effet, d’autres facteurs que le couvert peuvent entrer en jeu (itinéraire technique, contexte pédoclimatique…).

D’une manière générale, un compromis doit être trouvé entre un développement suffisant mais non excessif du couvert et une levée optimale du maïs. Pour cela, un essai intégrant du strip-till dans les couverts détruits avant le semis a été mis en place en 2021.

C. Salmon