Marine de Francqueville s’est donnée pour mission de combler le fossé qui existe « entre le grand public et les agriculteurs conventionnels ». L’étudiante saisit l’occasion d’un mémoire de fin d’études d’arts graphiques pour renouer ainsi un dialogue vif et heurté, mais souvent affectueux, avec son père céréalier. Le duo confronte ses convictions et révèle ses doutes autour des enjeux agricoles.

Pour son premier livre, très documenté, la jeune femme démontre à travers un apprivoisement réciproque et progressif qu’il est possible de désamorcer les tensions, en particulier sur la question des produits chimiques. De plus, la meilleure façon de se réconcilier, prouve-t-elle encore, est de chausser les bottes ensemble .

Cette BD plaisante et utile donne à comprendre l’autre qui partage le même sang, autour d’une même terre, toutefois avec des idées différentes.

Rosanne Aries

Celle qui nous colle aux bottes, de Marine de Francqueville (Éditions Rue de l’Échiquier), 21,90€.