Dans le cadre d'une journée mondiale d'action, le 20 juin, en marge de l'ouverture du sommet de Rio+20, plusieurs associations parmi lesquelles la Confédération paysanne, Attac, ou encore les Amis de la Terre, appelaient à manifester à Paris sur la place de la Bourse « pour dénoncer la marchandisation accrue de la nature et du vivant promue par nos dirigeants, et par les lobbies d'entreprise ».

Une « grande vente aux enchères de la Terre et de ses biens communs » – autant dire une braderie – y était organisée à titre symbolique entre la Banque mondiale, les multinationales (Tutal, Véolio, Vainci...) et les banques. Pour Sylvain Angerand, des Amis de la Terre, plutôt que de régler les problèmes écologiques, sociaux et alimentaires dans le monde, « les entreprises essaient de les verdir, de les légitimer ».

« On dépend de l'Afrique pour produire nos agrocarburants, du Brésil pour produire du soja et alimenter notre bétail, de l'Indonésie pour produire de l'huile de palme... La nature est un bien commun, elle n'est pas une marchandise », martèle le coordinateur des campagnes des Amis de la Terre.

Aurélie Trouvé, coprésidente d'Attac, estime elle que « le droit de l'environnement n'est pas contraignant pour les états dans le monde », alors que le droit commercial à travers l'OMC l'est. Elle demande un rééquilibrage des droits socio-écologiques vis-à-vis de ceux du commerce.

Réalisation : Marine Gramat