Ils étaient une cinquantaine d’établissements à s’affronter, dans la bonne humeur, sur le ring du Salon de l’agriculture 2017, à l’occasion du Trophée national des lycées agricoles (TNLA). Quatre épreuves départagent les équipes : l’implication des élèves, la communication au travers d’un blog et d’une affiche, la présentation de l’animal et du lycée, et la manipulation. Cette dernière est peut-être la plus attendue. Les élèves doivent montrer à un jury exigeant qu’ils sont capables de manipuler une vache dans le respect de l’animal et surtout, des règles élémentaires de sécurité.

En moyenne, chaque équipe passe une dizaine de minutes sur le ring. La vache est lâchée dans un petit parc. Un élève, muni d’un lasso ou d’une corde posée au bout d’un bâton, doit attraper l’animal sans se mettre en danger, et l’attacher près d’une barrière.

Parce que chaque épreuve est un travail d’équipe, un second étudiant anime l’exercice en expliquant pas à pas les gestes de son coéquipier. Une fois l’animal attaché, l’élève réalise un collier anti-étranglement. Cette étape terminée, il reste à passer la tête du bovin dans un licol, de promenade ou en huit, créé à l’aide d’une corde. Le jury porte une attention particulière à l’observation des règles de sécurité, et à la tenue choisie pour travailler.

Même si les gestes sont bien réalisés, les juges attendent des candidats qu’ils soient « en communion avec l’animal », et que la vache soit attentive aux mouvements de son éleveur.

Hélène ChaligneJournaliste – Service web