« Il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur l'état végétatif des cultures d'hiver. Il est bien tôt pour dire qu'il y aura un impact sur la récolte française », estime Christian Vanier, directeur de l'animation des filières chez FranceAgriMer. Le stade critique de l'épi à 1 centimètre n'est pratiquement pas atteint, ni par le blé tendre, ni par l'orge, seulement sur un petit pourcentage des surfaces de blé dur. Les céréales peuvent supporter des températures bien inférieures aux -9 °C à -12 °C observées, d'autant que le froid est arrivé progressivement, précise Maggy Muckensturm (unité des enquêtes et données de filières, FranceAgriMer). « La tension actuelle sur les prix des céréales tient avant tout au bilan mondial du maïs et aux inquiétudes sur l'état des cultures en Ukraine. Dans ce pays, de 28 % à 33 % des surfaces de graines d'hiver devront être ressemées au printemps », rapporte Michel Ferret, chef du service des marchés et études de filières de FranceAgriMer.

Réalisation : Marine Gramat

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