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Une formationpour passer à l’action

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Dans le cadre d’une formation développement, ces jeunes éleveurs ont élargi leur horizon et planché sur l’avenir de la gasconne des Pyrénées. © Groupe Gascon

Douze éleveurs ont planché en groupe sur l’avenir de la race gasconne et élaboré des propositions concrètes.

Un organisme agricole donnant carte blanche à ses jeunes adhérents pour remettre à plat son fonctionnement et se projeter dans l’avenir, ce n’est pas très fréquent ! C’est pourtant ce qu’a fait le Groupe Gascon, qui gère à la fois la sélection de la race et le label rouge Bœuf gascon. « Nous avons constitué un groupe de douze jeunes éleveurs et demandé à l’Adepfo (lire encadré) de les accompagner dans le cadre d’une formation développement », explique Jean-Pierre Gajan, directeur du Groupe Gascon, à Villeneuve-du-Paréage, dans l’Ariège.

« Nous nous retrouvions tous les mois dans un lieu différent, avec à chaque fois une rencontre avec un professionnel de la filière. C’était très formateur de réfléchir en groupe. À plusieurs, les idées s’enrichissent », note Jason Lacube, éleveur dans l’Ariège, qui a participé à cette formation de dix-huit mois. « En échangeant avec les autres, j’ai, par exemple, conforté mon projet d’atelier de découpe à la ferme », relève Amélie Menvielle, une participante des Hautes-Pyrénées.

Objectif commun

Tous se sont retrouvés autour d’un objectif : mieux faire connaître la race et la rattacher à son territoire d’origine en changeant son nom. « Nous avons travaillé avec une spécialiste de la communication et mené l’enquête sur les valeurs et les mots associés à la gasconne », explique Daniel Lasaygues, du CER France Gascogne Occitanie, qui a accompagné cette formation. Chacun des jeunes a diffusé autour de lui un questionnaire sur ce thème. Après en avoir rassemblé quelques centaines, ils ont envisagé plusieurs noms et les ont testés auprès du public, avant d’opter pour « la gasconne des Pyrénées ».

« Ce nom crée un lien avec la montagne dans l’esprit des consommateurs, et leur rappelle que la production ne se fait pas au supermarché, mais dans un territoire », note Amélie Menvielle. Pour aller plus loin, les jeunes ont proposé au Groupe Gascon de créer une commission communication. « Aujourd’hui, c’est indispensable de parler de nos méthodes de travail. Nous allons élaborer ensemble un programme d’actions dans ce but », note Jason Lacube, qui a intégré cette commission ainsi qu’Amélie Menvielle. « Pour regagner de la valeur ajoutée, la communication est l’une des clés, en circuit court comme en circuit long », ajoute celle-ci.

« Les anciens nous ont ouvert la porte »

Au travers de cette formation, les jeunes ont gagné en autonomie. « Ils ont appris à étudier des questions en cherchant des informations, en prenant des contacts, ou encore à mieux formuler leurs arguments », constate Daniel Lasaygues. Leurs 36 propositions ont été adoptées en assemblée générale par l’ensemble des adhérents du Groupe Gascon et vont être mises en œuvre. La moitié de ces jeunes y sont entrés comme administrateurs stagiaires. « Les anciens nous ont ouvert la porte et fait confiance. Cela donne envie de s’engager ! » se réjouit Amélie Menvielle.

Frédérique Ehrhard

(1) Adepfo : Association de développement des Pyrénées par la formation

L’Adepfo accompagne les porteurs de projet

L’Association de développement des Pyrénées par la formation propose des formations aux porteurs de projet. « Nous les accompagnons en leur apportant des compétences, des contacts et des conseils, depuis la gestation du projet jusqu’à sa mise en œuvre », précise Michel Muro, le directeur. Un comité de pilotage associant des représentants des collectivités locales, des administrations et des banques appuie également le dossier. « C’est un atout pour ouvrir des portes ou mobiliser des aides », note-t-il. Ces formations, gratuites pour les porteurs de projet, bénéficient de financements dans le cadre du contrat de massif des Pyrénées ainsi que de fonds de formation comme Vivea. Elles contribuent au développement économique et social du territoire.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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