L’Aveyron, premier département moutonnier de France, est passé de 25 animaux d’élevage victimes « loup non écarté » en 2014, à 271 en 2017. Une recherche de l’Inra, SupAgro Montpellier et du Cerpam (Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée), menée en 2015 à l’initiative de la préfecture, montre qu’appliquer le plan loup nécessiterait 35 M€ d’investissements (3 400 km de clôtures fixes sécurisées, 2 850 chiens, 74 salariés) pour que 315 fermes du sud du département puissent conserver leurs techniques actuelles d’élevage.

Le coût annuel de la protection serait, en outre, de 24 000 € par exploitation. En 2017, 25 % des éleveurs avaient déjà abandonné le pâturage sur les parcelles les plus éloignées.