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Un semoir à disques sur la moissonneuse-batteuse

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Couverts végétaux - Un semoir à disques sur la moissonneuse-batteuse
© G. Baron

À la station expérimentale de Kerguéhennec, le semis de couverts est réalisé par l’automoteur de récolte. Ce modèle unique effectue un semis direct, sans perturber la surface du sol.

La question des couverts est primordiale pour la chambre d’agriculture de Bretagne. Dans sa station expérimentale de Kerguéhennec, à Bignan (56), certains sont désormais implantés par la moissonneuse-batteuse. La station a fait l’acquisition, il y a treize ans, d’une Claas Méga sortie d’usine en 1994 et l’a transformée ces dernières années. L’ajout d’une ligne de semis a été réfléchi à partir de 2016. Dans la première version, autoconstruite par la ferme expérimentale, des éléments semeurs à dents étaient situés à l’arrière de la machine. La version finale a été réalisée par le constructeur local Labbé-Rotiel et fonctionne pour la troisième année consécutive.

Que la moissonneuse sème ou non, les roues de rappui touchent le sol. © G. Baron

Profondeur de 1 à 3 cm

Le cahier des charges établi par le personnel de la chambre imposait que le système soit entièrement et rapidement démontable, sans modification directe du convoyeur et le plus proche des roues possible « pour une problématique de poids et d’équilibre », précise David Meallet, chef de culture à Kerguéhennec. Il fallait enfin que le transport et la dépose de la coupe sur le chariot ne soient pas gênés par le dispositif. Un temps précieux est économisé durant une période où les travaux aux champs sont nombreux, et des heures de tracteurs sont ainsi évitées.

Le tableau de contrôle du semoir est situé à droite du poste de conduite. © G. Baron

Le semoir est composé de 16 éléments semeurs à disques Cultidisc du Sulky Xeos Pro, répartis sur les 4,50 m de largeur de la coupe. Les extrémités du semoir peuvent se replier vers l’avant, pour que la largeur au transport soit équivalente à 3,50 m. La profondeur de semis peut varier de 1 à 3 cm. Elle est réglée par l’angle donné aux roues de rappui, qui font aussi office de roues de jauge. Un capteur de hauteur interrompt le semoir dès lors que la coupe est relevée. La trémie de marque APV est située à droite de la cabine. Le doseur électrique DPA est relié à une antenne GPS pour adapter le débit à la vitesse de la machine. La dose de semis est réglée directement depuis le poste de conduite. Les 300 litres de capacité de trémie suffisent, les semences de couvert étant généralement petites, à des doses comprises entre 7 et 25 kg/ha. Sur une machine plus imposante, avec une largeur de travail supérieure, un châssis plus important pourrait accueillir une trémie de plus grande capacité. La visibilité est diminuée, mais le rétroviseur est entièrement visible depuis le poste de conduite. L’automoteur peut bien sûr récolter la culture normalement, sans semer de couvert, dès lors que le semoir est coupé et que les disques sont réglés à leur hauteur maximale. Les roues de rappui touchent alors la surface sans la perturber.

Gildas Baron

Semer la culture suivante

Le mélange le plus couramment utilisé par la station est composé de phacélie, radis et moutarde. Les biomasses observées depuis que cet essai est en cours sont plus importantes que sur les parcelles conduites de manière classique. Cela a mené la station à tester l’implantation de Cive (cultures intermédiaires à vocation énergétique) depuis l’année dernière et les résultats se sont révélés très encourageants. Seul le maïs a peiné à se développer, semé trop proche de la surface. Pour la première fois cette année, un mélange de colza et de sarrasin est semé.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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