Le terminal tactile qui équipe notre 6R est le même écran de 10’’ que celui qui équipait les 7R testés l’an dernier. Ce terminal est proposé en option, la dotation de base des 6R AutoPowr étant un écran de 7’’. Cette dalle tactile est suffisamment sensible pour être utilisée du bout du doigt. Contrairement à un smartphone, il est possible de l’activer avec un objet tel qu’un stylo, ce qui s’avère bien pratique avec les mains sales. Sous le terminal, des touches de raccourci amènent rapidement sur le menu désiré. Une solution d’autant plus utile que les icônes du menu principal sont classées par ordre alphabétique et qu’il faut donc scroller pour accéder au paramétrage de la transmission alors que la radio et la climatisation sont en tête de gondole. Un classement par ordre d’importance, avec le moteur, la boîte et le relevage en pôle position serait bienvenu. La navigation entre les menus s’effectue en balayant l’écran comme sur un iPad ou en utilisant les flèches. Deux écrans de travail sont configurés d’usine : un pour les fonctions principales et un autre pour le guidage.

Il est possible de se confectionner très rapidement son écran personnalisé. C’est ce que nous choisissons de faire afin d’avoir sous les yeux simultanément le guidage, les positions des relevages avant et arrière, le compteur d’hectares et la climatisation. En cliquant sur l’un des blocs, on ouvre automatiquement tous les réglages qui se rapportent à la fonction. Par exemple, un clic sur l’affichage du relevage avant nous bascule sur le menu relatif à ce dernier. Et c’est en bidouillant ces réglages pendant le travail que nous découvrons un défaut sur le terminal : il n’y a pas de bouton « Home » pour retourner en un clic à l’écran de travail. C’est comme ça que nous nous faisons surprendre pendant que nous réglons les séquences de bout de champ (iTec) et que nous perdons ensuite de précieuses secondes à retrouver l’écran du guidage.

C’est l’occasion de nous rendre compte qu’il n’est pas possible de séparer l’écran en plusieurs parties pour en maintenir certaines en affichage permanent, comme c’est le cas sur plusieurs tracteurs de la concurrence. Quand l’écran de la caméra ou de la radio s’affiche, il n’y a plus aucune information sur le guidage ou les vitesses cibles sur le terminal. En dehors de cette faute de goût, l’écran se révèle ergonomique et convivial. Sans explication, un chauffeur peu féru d’informatique peut se débrouiller seul pour utiliser les fonctions les plus complexes comme le guidage, la documentation et les séquences iTec.