Les scanners permettent déjà aux scientifiques d’analyser les plantes en profondeur. Mais à l’intérieur d’un énorme bâtiment, en plein cœur du Saskatchewan au Canada, réside un accélérateur de particules : le « Canadian light source ». En forme de spirale, il met en mouvement 900 milliards d’électrons à très haute vitesse, et crée une lumière à très haute densité qui permet d’effectuer des mesures beaucoup plus poussées qu’avec un simple scanner.

Parmi les utilisateurs d’une telle machine, des semenciers viennent réaliser des expériences pour affiner leur sélection. Grâce à cette lumière, ils comparent l’impact des différents types, structures et minéraux du sol sur l’évolution des variétés d’hybrides. D’autres entreprises l’utilisent pour comprendre les différentes phases de développement des champignons ou des maladies. Leur objectif est de développer des technologies de résistance aux maladies et ravageurs ou même de détection avant l’apparition des premiers symptômes et des dégâts.

Très peu utilisés pour l’agriculture

Il existe une vingtaine de structures telles que celle-ci à travers le monde mais très peu sont utilisées pour des travaux sur l’agriculture, comme celui de Saskatoon. L’accès à une des stations de recherche de l’accélérateur se fait sur réservation. Pour les universitaires, son utilisation est gratuite. Pour les entreprises privées, le prix varie en fonction du temps d’utilisation. Il existe une telle machine en France et elle est située à Grenoble.

L. Coassin