Au Space, presque toutes les étapes de la journée de l’éleveur trouvent leur solution pour réduire la pénibilité. Une partie du hall 4 est d’ailleurs réservée aux plus marquantes. On y trouve notamment le Lavicole, automoteur de nettoyage radiocommandé de Rabaud. Sa rampe de buses projette de l’eau du sol au plafond grâce à son bras articulé.

Le Lavicole est piloté à distance par l’éleveur grâce à une télécommande. © L. Coassin/GFA

Dans un autre style, on découvre le chariot de soin pour porcelet Smart’Care de l’Ifip, qui élève l’animal à hauteur d’homme grâce à un moteur électrique soulevant la plateforme. L’éleveur n’a donc pas à s’agenouiller lors de la vaccination.

Même chose du côté de BouMatic qui présente à Rennes l’e-DIP, l’unité de traite qui permet d’effectuer le posttrempage, la désinfection du faisceau et le rinçage de façon automatique.

De son côté, le constructeur breton Belair propose une solution pour réduire les montées et descentes incessantes du tracteur lors de la distribution de la paille et du foin. Elle permet de couper et de récupérer les ficelles sur les balles rectangulaires.

Les éleveurs connectés

Le numérique tient lui aussi une place importante dans la vie quotidienne de l’éleveur pour le libérer de la charge mentale. Des solutions de gestion voient le jour de part et d’autre du salon. Chez les grands constructeurs d’abord, avec DeLaval qui présente pour la première fois en salon sa solution Delpro Companion. Cette application permet d’accéder aux informations du troupeau avec son mobile. Le constructeur suédois présente également une appli permettant de surveiller l’activité du robot de traite en temps réel.

Les start-ups, elles aussi, tirent leur épingle du jeu. À l’image de Vetosoft et son application Ceres, qui donne une vision globale des facteurs sanitaires, techniques et économiques de son exploitation et permet de simuler des pistes d’amélioration. L’éleveur diagnostique lui-même son entreprise dans son ensemble et peut choisir ou non de changer de conduite. Il devient ainsi son propre conseiller.

Loris Coassin