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Semoir de TCS et SD : tout faire en un seul passage

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Plusieurs compartiments. Posséder plus d’une trémie permet d’implanter plusieurs cultures à différentes densités en un seul passage.

Implanter plusieurs cultures et fertiliser en un seul passage est aujourd’hui possible, mais il faut choisir la solution la plus adaptée à sa rotation.

La réflexion lors de l’achat d’un semoir de type non-labour se limitait jusqu’à présent à « Quel élément correspond le mieux à mon sol ? ». Avec l’arrivée des nouvelles techniques de rotation, de couverts associés et du besoin d’en faire davantage en un seul passage, en vue ne pas interférer avec la vie biologique de la parcelle, de nouveaux paramètres entrent en jeu. Parmi eux, la nécessité d’embarquer plusieurs semences ou fertilisants, avec des calibres, des densités et profondeurs d‘implantation différentes.

Multiplier les trémies

Lorsque les graines et la densité sont similaires, on peut mélanger toutes les espèces dans la même trémie. Or certaines associations ne le permettent pas. Il faut donc déterminer le nombre de trémies et de distributions adapté à la rotation des cultures, de manière à ne pas être bloqué techniquement au moment d’implanter les graines ou les granulés. Le plus simple est de prévoir une distribution par calibre. Afin d’alimenter les doseurs, il faut ainsi séparer les trémies.

Certains constructeurs proposent des modèles de trémies divisées en deux, trois et jusqu’à quatre compartiments. Parfois, elles sont entièrement pressurisées de façon à améliorer la précision, comme celles de l’Avatar, du constructeur Horsch. À chaque trémie correspond sa distribution. Attention, cependant, à bien vérifier si le réglage de densité peut être dissocié d’une distribution à l’autre.

Maîtriser l’implantation

Lors de la mise en place des semences et de l’engrais, chaque produit ou culture possède un objectif de densité spécifique. Dans le but d’être efficace et d’obtenir le résultat souhaité, il est indispensable d’implanter chaque culture avec précision, comme si elle était semée à part. Par conséquent, certains constructeurs proposent des points de chut de graines différents : avant les éléments, après la fermeture du sillon, ou encore deux points de chute sur les dents pour les semoirs qui en possèdent… Il en existe pour tous les goûts.

Great Plains va plus loin en proposant des points de chute modulables. Il suffit de retirer le collier de serrage, changer le tuyau d’orifice, puis remettre le collier pour travailler dans la nouvelle configuration.

Loris Coassin
Tête de répartition. Une par type de graines, elle aide à rester précis, comme ici sur le semoir Amazone. © Photos : L. Coassin
Sur le Kuhn Espro, à chaque compartiment correspond sa distribution. Quand l’entraînement est indépendant d’une distribution à l’autre,on peut régler des densités différentes
Point de chute. Pour chaque distribution, il y a un point de chute. Great Plains proposesur le semoir Spartan, des points de chute modulables.
Les microtrémies passent partout

Pour les faibles densités ou les microgranulés, il est possible de greffer à son semoir des petites trémies de quelques centaines de litres. Ces dernières étant de petites dimensions, il est facile de les intégrer sur le châssis d’un semoir, et ce, quelle que soit la marque.

L’installation est d’autant plus simple qu’il suffit de coupler la sortie de la distribution au tuyau de la ventilation pour profiter de l’effet Venturi et de la tête de distribution principale. Ce type de trémie peut également être monté sur des déchaumeurs ou divers outils pour effectuer un semis dit « à la volée ».

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Cet article est paru dans La France Agricole

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