« Est-ce que l’on va reposer ses clôtures dans l’avenir ? Je vous dis tout de suite : c’est non ! » s’exclame Christophe Grison, agriculteur à la limite de l’Aisne et de l’Oise. En 2016, excédé par les dégâts de sangliers, il installe un système de clôture électrique fourni par la fédération de chasse. Son efficacité ne l’a pas satisfait.

« L’hiver, les batteries se déchargent avec le froid »

« Les sangliers, une fois qu’ils trouvent un endroit où c’est un peu plus bas, le premier passe en force et les autres suivent tous au même endroit, témoigne-t-il. Soit ils passent entre les deux fils, soit ils renversent un poteau. » Le système de batterie, faute de pouvoir se brancher sur le secteur, a également nui à l’efficacité de la clôture. « L’hiver, les batteries se déchargent avec le froid ; donc, tous les deux ou trois jours, il faut les changer », explique Christophe Grison.

Une charge de travail quotidienne supplémentaire

Christophe Grison a capitulé devant l’astreinte journalière. « Tous les jours, il faut faire le tour des 4,5 km à pied pour vérifier qu’il n’y ait pas un fil qui touche l’autre ou une petite branche », assure-t-il. La pose de la clôture a mobilisé trois personnes pendant trois après-midis.

Tanguy DhelinJournaliste web