Georg Bauer, un ingénieur en machinisme agricole bien connu outre Rhin, a entièrement repensé les principes de fonctionnement de la moissonneuse-batteuse. Son idée était de créer une machine différente tout en utilisant uniquement des solutions techniques basées sur des brevets libres de droit. À part la future barre de coupe de 18 mètres, tous les composants de cette machine sont déjà disponibles sur le marché. Il ne manque plus que l’entreprise volontaire pour se lancer dans la construction de l’engin puisque l’inventeur est à la retraite.

Deux batteurs tangentiels

Baptisée Maximus, la machine respecte les limites réglementaires de taille et de poids et peut donc théoriquement circuler sur la route en toute légalité. Au cœur de cette moissonneuse-batteuse se trouvent deux batteurs tangentiels de 1 300 mm de largeur, placés côte à côte, ce qui donne une largeur de canal de battage de 2 600 mm. Ils sont séparés par des parois centrales. Le convoyeur, les batteurs, les secoueurs et les grilles sont entraînés par courroies. En lieu et place de l’agitateur placé au-dessus des secoueurs, il est possible de monter un séparateur de grains résiduels rotatif, en version tangentielle ou axiale.

Pas de trémie

À l’arrière, la paille et la menue paille sont placées en deux andains distincts et pourront être récupérées pour être valorisées ultérieurement. À la place de la trémie, Georg Bauer opte pour un transbordeur qui est soit fixé sur la moissonneuse-batteuse, soit placé en permanence sur le côté de la machine. Tous les entraînements sont hybrides et capables de fonctionner aussi bien à l’électricité qu’avec du gazole. Enfin, à l’avant de la machine, L’inventeur a préféré opter pour un double essieu plutôt que pour des chenilles.

Corinne Le Gall