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« Notre porte-outil est modulable »

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Complément. Le VM 6.0 a été réalisé sur mesure par Presta Mécanique. Il est repliable grâce à deux vérins. Il dispose de deux roues de jauge.

Thomas Leclere et Hervé Jacquinet réalisent leurs travaux du sol, ainsi que leurs semis avec un porte-outil sur mesure.

«Nous cherchions un porte-outil capable d’accueillir des outils différents et interchangeables. » C’est le cahier des charges souhaité par Thomas et Hervé lors du développement du projet de fabrication. Ces deux exploitants agricoles, basés à Coolus (Marne), sont également à la tête de l’entreprise NovAgri Services réalisant du travail à façon. L’augmentation des surfaces à travailler depuis la création de l’ETA nécessitait un débit de chantier croissant pour les préparations de sols et les semis. « Nous sommes dans une région (Champagne crayeuse) où il faut continuellement rappuyer. »

L’outil a été conçu par la société locale Sopema, qui propose déjà des porte-outils. Le résultat est un outil semi-porté de 6 m taillé sur mesure. Le châssis est composé de deux attelages rapides pour supporter les éléments de 3 m de l’outil dont ils souhaitent se servir. « On a eu l’idée des deux relevages en voyant le système Gigant Lemken. » En lieu et place des herses, Thomas et Hervé disposent de 2 déchaumeurs à disques indépendants (Heliodor Lemken) ou de 2 cultivateurs à 3 rangées de dents. « Le châssis a été réalisé en fonction de la taille des Heliodor », précise Thomas. Les jeux d’outils sont suivis par un double croskill de 600 mm de diamètre, suivi d’une croskillette. Un relevage trois points est disposé après l’essieu (directeur pour plus de manœuvrabilité). Le semoir, un Solitair 9 Lemken de 6 m, prend place sur un rouleau en caoutchouc qui rappuie le sol juste devant la ligne de semis. « On reprend l’idée du porte-outil avec le semoir Nodet derrière », explique Thomas. « Mon père semait comme cela à l’époque », se souvient-il.

Les déchaumeurs offrent la possibilité d’utiliser l’ensemble en itinéraire simplifié. Les associés ont implanté leur luzerne en un passage sur pailles d’escourgeon broyées. Équipé des dents, c’est dans cette configuration que l’outil se montre le plus tirant. « Le Fendt 936 (360 ch) était bien occupé », constate Thomas.

Un autre outil en 20 minutes

Pour changer d’outil, la manœuvre prend une vingtaine de minutes. Le porte-outils est déplié, puis les outils sont décrochés et enlevés à l’aide d’un chargeur télescopique. Des profilés rectangulaires creux sont disposés sur les 3 jeux d’outils pour faciliter la mise en place. Le conducteur du chargeur télescopique n’a plus qu’à glisser les fourches à palettes dans les profilés pour soulever et enlever l’outil.

La ferme compte deux herses plates, deux Heliodor et deux cultivateurs de 3 m. L’idée était d’avoir un bâti le plus polyvalent possible pour réaliser pratiquement l’intégralité des travaux.

Un second châssis porté

Avec trois jeux d’outils, deux ne sont pas utilisés et restent à la ferme. Thomas et Hervé ont donc décidé de faire construire un porteur repliable muni de deux attelages. Le but est d’atteler un des outils afin de préparer avec un second tracteur. Pour la réalisation, ils ont fait appel à Vincent Vié, mécanicien agricole itinérant à la tête de Presta Mécanique. Son frère, dessinateur industriel, a conçu les plans. Il est équipé de deux attelages pour y positionner deux outils de 3 mètres. Pour toujours plus de polyvalence, les rouleaux de l’Heliodor sont adaptables sur le déchaumeur à dents.

Avec ce châssis, les chantiers de semis sont réalisés à deux tracteurs. « Le but est d’avoir notre porte-outil Sopema pour les croskills et le châssis porté avec les rouleaux Lemken, pour réaliser tous les travaux. Il nous reste tout de même une charrue », précise Thomas.

Pierre Peeters
Un porte-masse original

Il mesure 2,50 m de large et pèse presque 2 tonnes : le porte-masse à l’avant du Fendt qui tire l’ensemble attire l’œil. Le châssis a été réalisé par Vincent Vié de la société Presta Mécanique, qui a également conçu le bâti porté pour atteler les outils. « Nous avions plusieurs jeux de masses à la ferme provenant d’anciens tracteurs », explique Thomas. Vincent a réalisé un attelage et un support de la largeur du tracteur pour y fixer toutes les masses en une seule fois à l’avant.

Contrôle. Au travail, les relevages sont en position flottante. Quatre roues assurent le terrage des outils.
Efficacité. Deux ensembles et donc deux personnes pour réaliser leurs travaux, c’est l’objectif de Thomas et d’Hervé avec le porte-outil et le châssis porté. © photos : Pierre Peeters
Porteur. Sur le principe de la modularité, le porteur VM 6.0 reçoit deux attelages compatibles avec l’un des 3 types d’outils adaptables sur le porte-outil.
Semis. L’attelage est équipé d’un Solitair 9. Tous les semis (hormis les betteraves), ainsi que les semis de couvert sont réalisés avec.
Réalisation. Thomas et Hervé (au centre et à droite), accompagnés de Vincent Vié, réalisateur du chassis porté.
Manœuvre. Le changement des outils prend une vingtaine de minutes à deux personnes. L’aide d’un chargeur télescopique est indispensable.
Simplicité. Pour faciliter l’accrochage des outils sur le support, les trois points d’attelage sont fixes. Un relevage hydraulique de chaque côté relève la poutre et les roues de jauge.
Modulable. Le semoir et le rouleau sont détachables. Déchaumages, préparations et semis confondus, le porte-outils travaille sur plus de 1 500 ha.
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Cet article est paru dans La France Agricole

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