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Moteurs Encore des évolutions avec le passage au Stage V

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Complet. Deutz est conforme au Stage V grâce à un Doc, un catalyseur SCR, une vanne EGR et un Fap. © Deutz AG

La norme Stage V entrera en vigueur le 1er janvier 2019 pour les moteurs de 50 à 76 ch et de 177 à 760 ch, et le 1er janvier 2020 pour les moteurs de 76 à 177 ch. La plupart des motoristes ont déjà dévoilé leurs solutions.

La plupart des motoristes lanceront leurs solutions conformes aux normes antipollution Stage V lors du salon Intermat, s’ils ne l’ont pas déjà fait à Agritechnica ou au Sima.

Chez Fiat Powertrain, la norme est atteinte en ajoutant simplement un filtre catalyseur sur le SCR déjà en place. Le motoriste italien se passe ainsi à nouveau d’un filtre à particules. Le système de dépollution Hi-eSCR2 conserve les arguments du Hi-eSCR, qui était annoncé sans maintenance ni régénération. Les nouveaux blocs F36, N45 et N67 conservent les mêmes dimensions que leurs aïeux.

FPT apporte un pack d’adaptation à la nouvelle norme sous forme d’un bloc contenant un Doc (catalyseur d’oxydation diesel), le traitement à l’Ad-Blue, le SCR sur filtre, ainsi que tous les capteurs et collecteurs. Ce pack se monte sur des moteurs FPT et facilite la mise aux normes de moteurs déjà en circulation. Il sera nécessaire de disposer de suffisamment d’espace sur le châssis de l’appareil.

Des catalyseurs en plus

Kubota a opté pour un catalyseur Doc qui s’ajoutera au filtre à particules (FAP), à la vanne EGR et au SCR pour valider le passage à la norme de son nouveau moteur V5009 4 cylindres.

Certains constructeurs comme Volvo lancent une gamme de moteurs Stage V de cylindrées 5, 8, 11, 13 et 16 litres avec SCR et Fap. Ce changement de normes n’impactant pas les dimensions du bloc, il leur sera possible, avec une seule gamme, de distribuer des moteurs sans technologies de réduction des émissions dans les pays où celles-ci ne sont pas obligatoires.

De son côté, Deere Power System avait déjà présenté sa solution Stage V lors du Sima, avec une gamme allant de 48 à 600 ch et des blocs d’une cylindrée de 2,9, 4,4, 6,8, 9 et 13,5 litres. Le constructeur américain intègre de nouvelles technologies de catalyseur et des systèmes de post-traitement de nouvelle génération.

Certains constructeurs avaient déjà atteint les taux d’émissions nécessaires à la validation du Stage V lors de leur passage au Stage IV. C’est le cas de Deutz et ses moteurs TCD 3.6, 4.1, 6.1, 7.8 et les nouveaux TCD 9, 12, 13.5 et 18 grâce à un Doc, un catalyseur SCR, une vanne EGR et un Fap. Cette avance a permis à l’allemand de se tourner vers d’autres énergies pour alimenter ses moteurs.

L’électrique en ligne de mire

Avec l’achat du motoriste Torqeedo, dont le savoir-faire en motorisation hybride et électrique est reconnu, Deutz fait un pas en avant en lançant sa stratégie E-Deutz, un système d’entraînement électrifié combiné à ses moteurs. Ce serait la première apparition d’une solution d’entraînement hybride pour des moteurs équipant des machines agricoles.

Loris Coassin
Plus sévère sur les particules

Si la quantité de NOx rejetée est maintenue au même niveau qu’au stage IV, soit 400 mg/kWh, ce n’est pas le cas des particules fines, qui voient la barre descendre de 25 à 15 mg/kWh. Un nouveau paramètre entre également en vigueur. Ainsi, il sera nécessaire de compter le nombre de particules à partir de 23 nanomètres, nombre qui ne devra pas excéder 1012 particules par kWh.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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