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Miser sur la démo du semoir et la vie du sol

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L’élément semeur à disque incliné Gent est la partie du semoir qui est © Photos : L. Coassin

Près de Worcester, au centre-ouest de l’Angleterre, le concessionnaire s’est doté d’une usine de production afin de fabriquer un outil de semis direct performant, qu’il n’hésite pas à tester sur le terrain.

Pour cette série consacrée aux semoirs agronomiques, difficile de passer à côté du Weaving GD. Lancé en France il y a à peine trois ans, ce semoir de semis direct a rapidement conquis les champs de l’Hexagone.

En 2018, 45 semoirs ont ainsi traversé la Manche. Nous vous emmenons dans les coulisses de sa fabrication et de sa conception, afin de découvrir et de comprendre les clés de sa réussite.

Des essais sur les terresde l’agriculteur

Le pied à peine posé dans la cour de l’usine, Simon Weaving, directeur de l’entreprise, nous conduit dans une exploitation. « Rien de tel que d’aller faire un tour sur le terrain pour se rendre compte de l’efficacité du semoir », commence-t-il. Et quand nous lui confions avoir déjà vu la machine tourner, celui-ci rétorque, « à chaque parcelle ses conditions, il y a toujours un intérêt à observer le comportement de l’appareil chez l’agriculteur ».

Difficile de dire le contraire, au vu du programme de la journée. Nous avons ainsi observé le 8000 GD de démonstration se frotter à trois parcelles. Chacune avait un itinéraire technique et cultural distinct, tantôt en semis direct, tantôt sur une parcelle déchaumée. Armé d’une truelle, partout où son semoir passait, Simon Weaving creusait afin d’attester du bon positionnement des graines avec l’exploitant. « Prouver à l’agriculteur que l’engin fonctionne sur ses terres vaut mieux que tous les discours », formule tel un credo le constructeur. Une philosophie qu’il exporte en France. Weaving est non seulement présent sur de nombreux événements aux champs, mais il ne rechigne pas à apporter une machine de démonstration à ceux qui en font la demande.

Un disque incliné qui ne remue pas la terre

Outre la production et la commercialisation léchée, le succès du Weaving GD en France tient aussi au fait qu’il est passé par la porte de l’agriculture de conservation. L’outil séduit, en effet, les agriculteurs soucieux de la vie de leur sol. Et pour cause, son disque incliné ne remue pas la terre. Celui-ci, par son angle d’attaque et d’entrure, se contente de découper et de soulever une bande de terre qu’il repose, et rappuie après avoir déposé la graine. De sorte qu’il est difficile de distinguer les traces de son passage. Car en plus de ne pas perturber la vie du sol, l’élément semeur du Weaving GD laisse la couche superficielle intacte et ne ramène pas de terre fraîche en surface, empêchant ainsi les graines d’adventices dormantes de germer.

Par ailleurs, le semoir est léger et ne demande pas de gros efforts de traction. Qu’il soit dans sa version portée de 3 m, ou semi-portée de 4 à 8 m, le constructeur préconise entre 35 et 40 ch par mètre pour le tirer. À titre d’exemple extrême, nous avons vu, lors de la démonstration, la toute nouvelle version de 8 m tractée par un Fendt 724 de 240 ch, dans des parcelles en collines composées de terres lourdes. Par conséquent, on note que les coûts de mécanisation s’en trouvent réduits. Car une machine qui nécessite moins de puissance signifie l’utilisation d’un tracteur plus léger, et l’impact sur le tassement du sol est donc limité. Un argument supplémentaire pour séduire les agriculteurs français férus de semis direct.

Loris Coassin

Le jour de la démonstration, le nouveau 8000 GD, attelé à un Fendt 724, affronte tour à tour des parcelles en semis direct en conditions sèches, puis humides, avant d’évoluer après un déchaumeur.
Le premier disque découpe une bande de terre tandis que le second la soulève. Après la dépose de la graine, la terre est rappuyée par une roue plombeuse.
Il est difficile
Pendant la démonstration, les agriculteurs font le bilan du comportement
À suivre dans nos prochains numéros

Cet article est le deuxième d’une série

de trois reportages dédiés aux semoirs fabriqués en Angleterre. L’impact agronomique de ces outils tient une place clé dans la conception et la vie de l’entreprise.

Une gamme jeuneen pleine évolution

Trois ans après sa naissance, la gamme GD évolue. Elle accueille désormais en son sein un modèle semi-porté 8 m. Celui-ci porte les traits de l’évolution future des autres modèles.

Il conserve la même technologie pour les éléments semeurs appréciée des utilisateurs. En revanche, son châssis est modifié. L’essieu passe derrière les éléments semeurs, et la tête de distribution prend place dans la trémie.

Le Weaving 8000 GD arbore aussi un design plus novateur qui le distingue de ses congénères.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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