Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Mes installations solaires produisent 25 % de plus qu’avant »

réservé aux abonnés

Panneaux photovoltaïques - « Mes installations solaires produisent 25 % de plus qu’avant »
La rénovation et l’augmentation de puissance des installations de Francis Teulier, à mi-contrat, ont amélioré la rentabilité de ses toitures photovoltaïques. © F. Teulier

Francis Teulier a fait rénover ses centrales photovoltaïques, vieilles de dix ans. Elles produisent plus et dans des meilleures conditions de sécurité.

En 2010, Francis Teulier a fait poser 1 200 m2 de panneaux photovoltaïques sur ses bâtiments agricoles. « À l’époque, le risque était triple : celui de monter sur le toit, l’incertitude financière et le danger d’incendie », énumère l’éleveur, à Rignac (Aveyron). En rénovant son installation, il a sécurisé ses bâtiments et ses revenus futurs.

Augmentation de la puissance

L’entreprise Ener-Pacte lui a proposé ses services en 2019. Après un diagnostic gratuit, les points d’amélioration ont été identifiés. 80 % des panneaux sont changés, des câblages sont refaits, tous les onduleurs sont remplacés et leur nombre réduit. « Je suis passé de 18 en monophasé, à 7 triphasés », explique l’exploitant. La puissance de l’installation a progressé, en montant de 171 à 188 kWc.

Les risques d’accidents sur des bâtiments qui abritent les animaux ont fortement diminué. © Ener-Pacte

« Dans mon type de contrat, qui date de 2010, il y a une possibilité d’augmentation de 10 % que j’ignorais. C’est Ener-Pacte qui m’en a parlé. » Les panneaux mis en place en 2020 sont, cependant, plus efficients que les plus anciens. La puissance s‘est accrue, mais la surface a diminué, libérant des passages en bordures de toit pour l’entretien de l’installation.

« Avant, je produisais un peu moins de 200 000 kWh/an, précise l’agriculteur. Désormais, c’est entre 240 000 et 250 000 kWh/an. C’est, par conséquent, 25 % de plus qu’avant. » Le prix de vente est resté à 0,60 €/kWh et le chiffre d’affaires a augmenté de près de 30 000 euros.

Les onduleurs ont été changés lors de la rénovation des centrales. © F. Teulier

110 000 euros d’investissement

Sur ces gains additionnels, 12 000 euros sont affectés au remboursement des 110 000 euros de rénovation. « Le reste est réparti entre mon entreprise et Ener-Pacte. » Cette dernière a aussi optimisé les charges d’assurance pour Francis, en intégrant son installation dans un contrat groupé.

Les nouveaux onduleurs sont, par ailleurs, connectés et des capteurs ont été ajoutés sur les installations. L’éleveur a accès aux données via internet, tout comme Ener-Pacte, et l’installateur, l’entreprise Puech Associés. Le plus important pour l’éleveur reste la sécurité de ses bâtiments. Sous les panneaux se trouvent les stocks annuels de fourrages et de grains et, surtout, le troupeau bovin ainsi que les veaux d’Aveyron et du Ségala label rouge.

G. Baron

Des centrales exposées à différents risques

Plusieurs centrales, construites avant 2013, sont exposées à de nombreux risques. Des malfaçons ont été identifiées sur des installations de cette génération. Maints installateurs ont depuis fait faillite et ne sont plus en mesure de répondre de leurs actes aujourd’hui. Les cas les plus dramatiques vont jusqu’à l’incendie menaçant la ferme et les personnes. De plus, d’autres dangers pèsent sur ces centrales, comme des non-conformités qui peuvent se payer très cher.

Des contrats menacés

Des critères importants sont à considérer sur les tarifs d’obligation d’achat d’électricité photovoltaïque, établis à la fin des années 2000 et au début des années 2010. Ils ne sont pas toujours connus et sont souvent incompréhensibles pour des non-spécialistes des installations électriques. Un décret « contrôle » est entré en vigueur en 2017. Il ouvre la porte à des vérifications de conformités à la réglementation en vigueur. En cas de manquement, le producteur risque de se voir infliger des sanctions telles que des obligations de remboursements de sommes indûment perçues ou la résiliation avant l’heure d’un contrat.

Chutes de production

Différentes difficultés techniques nuisent également à la performance des centrales. Les défaillances peuvent venir de l’installation comme du réseau. « Grâce aux données récoltées par Ener-Pacte, nous avons détecté un problème sur le réseau Enedis, explique Francis Teulier. Le voltage était trop élevé par moments, à 255 V au lieu de 240 V. Mon installation produisait de l’énergie, mais ne pouvait pas l’injecter. J’ai donc averti le gestionnaire de réseau qui est venu modifier le transformateur. »

Au niveau de la centrale, des soucis comme les points chauds, les microfissures ou la délamination, par exemple, conduisent à des pertes allant jusqu’à 30 %, voire plus encore.

Le monitoring des installations vieillissantes assure une détection précoce des problèmes. Il en découle une perte de production moindre, des coûts d’intervention diminués, et une réduction des risques d’accidents.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !