« Les meilleurs cueilleurs de fruits du monde », c’est ainsi que l’entreprise high-tech israélienne Tevel décrit ses drones autonomes développés pour la récolte. L’idée de départ était d’offrir une solution à la pénurie de main-d’œuvre dans les vergers israéliens. Pour des raisons géopolitiques, les agriculteurs du pays peinent à recruter de la main-d’œuvre étrangère et d’autres cultures plus lucratives attirent les ouvriers agricoles locaux. Tevel a donc travaillé à la mécanisation et l’automatisation de la récolte.

Des drones cueilleurs

Là où d’autres chercheurs et industriels ont opté pour des bras robotisés composés de dizaines d’articulations, Tevel a fait le pari de la solution légère avec des drones équipés d’un bras d’un mètre et d’une pince. Un cordon ombilical relie un essaim de trois ou quatre drones cueilleurs à un chariot robotisé qui transporte les caisses de fruits et joue le rôle de station de chargement pour les aéronefs. Les drones se déplacent beaucoup plus librement que des bras robotisés autour des arbres, ce qui augmente le rendement du chantier.

Trie automatique

Chaque engin est équipé de caméras et d’un logiciel d’intelligence artificielle qui détermine la maturité du fruit, son calibre et sa variété, pour un tri immédiat dans les caisses. Plusieurs essaims sont actuellement en test dans des vergers israéliens. Ils sont capables de cueillir des pommes et des oranges, mais Tevel travaille aussi au développement d’une solution pour les avocats et les mangues.

En fonction de l’équipement installé sur le bras, le drone peut aussi se charger de l’entretien de l’arbre fruitier. D’autres solutions sont développement en Nouvelle-Zélande, chez Newton Research, cette fois avec des drones totalement autonomes.

Corinne Le Gall