Weenat met la main sur Weather Measures

La société nantaise Weenat, spécialiste des stations de météo connectées, prend possession de Weather Measures, une entreprise auvergnate à la pointe de la météorologie spatialisée.

Weenat et Weather Measures sont deux pépites françaises de l’AgTech, spécialisées dans la météorologie. La première vient d’acquérir la seconde.

Les deux sociétés collaborent déjà depuis plusieurs années pour des clients communs, souligne Jérôme Le Roy, fondateur de Weenat. Cette start-up nantaise fondée en 2014 produit des stations météo et des capteurs agrométéo connectés à une application mobile. Son capital vient d’être gonflé par les actions de Weather Measures.

Fondée à Clermont-Ferrand en 2015, Weather Measures est le leader français de la météorologie spatialisée pour le secteur agricole. Elle traite des données issues de satellites, radars et modèles météo pour apporter des prévisions à l’échelle du km².

Les deux entreprises affichent une croissance insolente pour l’année 2020, avec 50 % pour Weenat et 20 % pour Weather Measures. La combinaison des multiples données récoltées par les capteurs connectés et de l’expertise en traitement de ces informations ouvre la porte à une meilleure qualité de service et d’adaptation aux usages. Arnault Trac, directeur du développement de Weather Measures, loue « les synergies et la complémentarité des équipes techniques » des deux structures.

La nouvelle société rassemble 35 salariés, au service 12 000 agriculteurs utilisateurs et peut compter sur 8 000 capteurs installés en France et en Europe. Les deux entités sont maintenues malgré la réunion de leurs capitaux. L’ensemble entend devenir un acteur incontournable sur le marché de l’agrométéorologie de précision au niveau européen.

Des filets pour balles rondes comestibles

Chloé Tinel et Inès Vecten sont deux étudiantes d’UniLaSalle Rouen. Elles développent un projet de fabrication de filets pour balles rondes biodégradables et comestibles par les animaux d’élevage. Toutes deux filles d’éleveurs, elles ont monté le projet Agriliant en constatant les difficultés de recyclage des ficelles et filets en plastique et la présence indésirable de fragments dans la litière ou dans l’alimentation.

Leur idée séduit, elle a déjà été lauréate de deux concours de start-ups. Les étudiantes travaillent désormais à la réalisation de leur idée avec un fabricant. Leur cahier des charges implique que l’utilisation de ces filets ne nécessite pas d’adaptation sur les presses existantes et qu’ils devront tenir au moins trois années après le pressage.

Un élargissement de la gamme avec des ficelles, voire des films d’enrubannage est déjà dans un coin de leur tête. Le surcoût induit par cette technologie est en cours d’estimation.

L’appétit de Kubota pour les start-ups se confirme

Le 26 avril 2021, Kubota Corporation et l’entreprise StartLife ont noué un partenariat qui permet au géant japonais d’accéder au portefeuille de start-ups agroalimentaires innovantes du néerlandais. Les deux entreprises ont pour objectif d’identifier et de relever les futurs défis de la prochaine décennie pour la filière agroalimentaire, mais aussi faciliter les échanges entre les différents acteurs de l’agriculture.

Kubota en profitera également pour trouver de nouvelles collaborations, surveiller les projets pilotes, les démonstrations et la validation des concepts en fournissant des solutions intégrées. StartLife aide les jeunes pousses à se lancer en leur fournissant un soutien au développement commercial, un encadrement, un financement et un accès à son réseau mondial de start-ups, d’investisseurs, d’entreprises et d’experts.

Depuis 2010, StartLife a aidé plus de 300 start-ups avec 1 415 emplois créés et a levé plus de 180 millions d’euros. Elle voit également dans cette collaboration l’occasion de renforcer sa présence en dehors des Pays-Bas et d’élargir ses horizons.

Gildas Baron et Paul Denis