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L’essentiel au format compact

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Knikmops KM 250 TE à l’essai - L’essentiel au format compact
Lors de notre essai, la machine a su se faufiler dans les recoins d’une petite étable, manipuler des balles enrubannées et charger directement dans une remorque. © P. Peeters/GFA

Cette chargeuse articulée compacte s’illustre surtout par sa simplicité. Malgré un gabarit imposant pour un modèle de ce type, cette machine gagne en polyvalence grâce à son bras télescopique.

Knikmops, cette marque ne vous dit probablement rien. D’origine belge, elle construit pourtant des valets de ferme depuis plus de trente ans. Cependant, elle n’est importée dans l’Hexagone que depuis un an par Dieci France. Pour nous faire une idée de ces machines, le constructeur nous a mis à disposition le plus gros modèle : la KM 250. Elle est ici dans sa version à bras télescopique. Retour début mars, sous un soleil breton capricieux, pour réaliser les travaux quotidiens d’une exploitation de polyculture-élevage dans le Morbihan.

Malheureusement, notre machine est simplement équipée d’une BMS (benne multiservice). Nos possibilités d’utilisation sont donc un peu réduites et principalement cantonnées à du curage. La ferme qui nous accueille dispose toujours d’une petite étable exiguë pour ses veaux, un travail idéal pour tester notre engin. Avec une largeur hors tout de 1,52 m et une hauteur de 2,42 m, la KM 250 ne passe pas partout mais reste faite pour de travaux demandant de la maniabilité et de la compacité. Le gros avantage de notre modèle, c’est sa flèche télescopique. Celle-ci offre une hauteur de levage de 3,55 m. Avec une telle portée, un gabarit minimum imposant est indispensable pour garantir la stabilité de la chargeuse.

Strict nécessaire

D’extérieur, la Knikmops paraît simple et sans fioritures. Tous les capots sont en métal, laissant peu de place pour un design original. Le look n’est pas son point fort. La KM est équipée d’un toit mais d’aucune vitre. Elle est tout de même homologuée pour résister au renversement et à la chute d’objet sur la cabine. Deux marches nous séparent du poste de conduite. L’accès comme la descente sont aisés car rien ne gêne. Nous regrettons cependant de ne pas pouvoir descendre à droite. Une fois assis, le poste de conduite est à l’image de la machine, très simple et sans gadgets. La prise en main est presque un jeu d’enfant. Une fois les 49 ch du bloc Kubota lâchés, nous activons la marche avant grâce à l’inverseur placé sur le joystick­. Il ne nous reste plus qu’à accélérer et c’est parti. Entièrement hydrostatique, la Knikmops ne possède aucun cardan. Nous pouvons passer de la première à la seconde vitesse en roulant.

Le joystick actionne des distributeurs mécaniques. Pour autant, il est facile à manipuler et nous réussissons rapidement à être précis. En plus des deux fonctions de base pour le bras et de l’inverseur, deux boutons servent au télescopage et un interrupteur, placé derrière, sélectionne l’une des deux vitesses. Notre modèle n’est pas muni des commandes de la troisième fonction sur le joystick, disponible en option. C’est un peu dommage, surtout avec une BMS. La commande mécanique est ici placée juste derrière le joystick­. Nous ne pouvons que vous recommander de prendre cette option sur le joystick. Pour notre confort de conduite, le siège est ajustable et possède une suspension, par contre il est impossible de régler le volant. Le tableau de bord est lui aussi réduit au strict nécessaire, avec simplement la jauge de carburant et le nombre d’heures moteur.

Simplicité d’utilisation

L’attelage de l’outil se fait facilement, la visibilité sur le tablier est très bonne et le verrouillage est hydraulique de série. Les branchements de la troisième et quatrième fonction sont bien placés, derrière le tablier. Cependant, il n’y a pas de solution pour décompresser le circuit. Nous devons donc couper le moteur et secouer un peu les distributeurs mécaniques.

Au travail, la visibilité est bonne et nous nous habituons assez vite au gabarit. Cependant, un rétroviseur n’aurait pas été de trop. Avec l’articulation, il est facile d’accéder dans les recoins.

Notre machine est parfaitement chaussée, avec des pneus qui dépassent largement du gabarit de base. Cela lui confère une certaine stabilité. La hauteur de bennage suffit largement pour charger la remorque de 12 tonnes de l’exploitation. La visibilité vers le haut est facilitée par le découpage en « nid d’abeille » sur l’avant du toit. Attention tout de même à ne pas pécher par excès de confiance, car quand la pince est à plus de 3 m de hauteur, le volant est à manipuler avec délicatesse. Curage, raclage ou chargement, la Knikmops ne manque pas de polyvalence. Un peu rustique, elle fait néanmoins le job, en restant compacte et agréable à conduire.

Pierre Peeters

Voir également la vidéo sur le sujet.

Le joystick dispose des commandes pour le télescopage du bras et l’inverseur sur la face avant, ainsi que pour le changement de vitesses sur l’arrière. Pour les commandes de la troisième fonction, il faut passer par le catalogue des options. © P. Peeters/GFA

Hormis le frein à main placé à gauche, toutes les commandes sont regroupées à droite. Rien n’entrave la visibilité à l’avant. © P. Peeters/GFA

Les branchements pour la troisième et quatrième fonction sont placés derrière le tablier et facilement accessibles. Le circuit hydraulique ne possède pas de solution de décompression. © G. Baron/GFA

Avec son bras télescopique, la KM 250 peut benner jusqu’à 3,55 m de hauteur, ce qui est suffisant pour une remorque agricole moyenne. © P. Peeters/GFA

L’accès aux commandes ne peut se faire que par le côté gauche. Il est facilité grâce à une poignée située à droite et la tubulure de la cabine à gauche. © G. Baron/GFA

Le récap
Les points positifs
  • Facilité de prise en main.

  • Hauteur de levage.

  • Accessibilité de la cabine.

Les points négatifs
  • La commande de la troisième fonction n’est pas sur le joystick.

  • Accès au compartiment moteur pour l’entretien.

  • Aucun rétroviseur.

KM 250 TE

Moteur : Kubota 2,2 l de 49 ch.

Transmission : hydrostatique à deux vitesses.

Hauteur de levage : 3,55 m.

Capacité de levage : 1 800 kg.

Diamètre de braquage : 5,65 m.

Largeur : 1,52 m.

Hauteur : 2,42 m.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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