Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« J’ai adapté l’attelage d’un bec Kemper sur une Big X »

réservé aux abonnés

 - -->
Confort. Au transport, le Kemper 475 Plus de dix rangs ne perturbe pas la visibilité du chauffeur. Pas besoin non plus d’ajouter des masses pour stabiliser l’automoteur. © Photos : H. E.

Concessionnaire en Bretagne, Jean-Luc Péron a modifié l’interface d’un bec à grandes toupies. L’attelage a été validé par le bureau d’études Kemper.

«Un bec Kemper à grandes toupies série 400 n’est pas compatible sur une ensileuse Krone. Un de nos clients voulait ce type de bec pour récolter en toutes conditions et dans de gros maïs présents dans la région. Grâce à notre passion de la mécanique et notre pugnacité, en un week-end nous avons adapté le dix rangs sur sa Big X 700 », se réjouit Jean-Luc Péron, concessionnaire de matériels agricoles à Daoulas, dans le Finistère. Le lundi, le client tournait avec la machine, et le résultat était au rendez-vous. Présents sur la Bretagne à ce moment-là, les ingénieurs Kemper ont fait valider l’adaptation par le bureau d’études, situé en Allemagne.

Satisfaction partagée

« Nous sommes satisfaits de notre travail, et encore plus de cette validation par le constructeur », poursuit Jean-Luc, qui est, depuis un an, importateur de la marque Kemper dans l’ouest de la France.

Juste avant le début de la saison 2016, deux becs étaient à disposition sur la concession. Un 375 (petites toupies) avec une adaptation Krone, et le 475, adapté pour être monté sur une Claas. « Nous avons démonté la potence supérieure du 375, pour l’installer sur le 475. Bingo, les entre-axes sont les mêmes, raconte-t-il. Par contre, toute la partie inférieure et le verrouillage sont différents. »

Jean-Luc, assisté de son père et de Stéphane, un mécanicien, a fabriqué des pièces afin d’adapter et sécuriser l’attelage. Le pari fou de cette modification a porté ses fruits. Le constructeur, qui n’avait jamais travaillé sur ce point technique, a confié la réalisation des prochaines adaptations des becs série 400 pour Big X à la société Péron.

Henri Etignard
Travail. Jean-Luc Péron (à droite), directeur de la concession SARL Peron, est accompagné de Stéphane, avec qui il a réalisé la modification
Entraînement par transmission hydrostatique

« La Big X a la particularité de varier la vitesse d’entraînement du bec à l’aide d’une transmission hydrostatique, souligneJean-Luc. Le chauffeur peut aisément adapter la vitesse du flux d’entrée de la matière dans l’ensileuse depuis le poste de conduite. Cette action reste indépendante de la vitesse des rouleaux. » L’entrepreneur peut ajuster précisément le flux et optimiser les performances de la machine en fonction de la qualité des maïs. Les grandes toupies sont plus adaptées à la récolte des maïs à fort potentiel, surtout s’ils sont versés.

L’adaptation du bec sur la Big X

L’adaptation du bec sur la Big X.

Boîtier. Le boîtier d’entraînement principal, configuré pour une Jaguar, est compatible avec la Big X. Aucune modification n’a été apportée. L’arbre à cardans ne pénalise pas le suivi du sol de l’articulation
Régime. Les grandes toupies tournent deux fois moins vite que les petites, tout en conservant la même vitesse périphérique.
Flux. La hauteur du bec par rapport aux rouleaux d’alimentation est correcte, tout comme la distance entre les ameneurs à étoiles et les rouleaux.
Verrouillage. Le verrouillage et la fixation inférieure du bec ont entièrement été fabriqués et adaptés par Jean-Luc et son mécanicien. La garde au sol est également conservée.
Position. Au travail, l’inclinaison du bec est légèrement piquée vers l’avant. Le chiffre 4 correspond aux grandes toupies de bec Kemper.
Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !