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Des pneumatiques et chenilles connectés

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Surveillance. Continental a dévoilé cette chenille connectée lors d’Agritechnica. Equipée d’un capteur de température, elle informe le chauffeur lors d’une surchauffe sur la route pour l’inciter à ralentir. © c.le gall

Michelin a installé un capteur de pression dans son pneumatique. De leur côté, Camso et Continental équipent leurs chenilles de solutions pour détecter la surchauffe.

Après le code QR imprimé sur la surface d’un pneumatique agricole pour embarquer tous les tableaux de pression, Michelin fait un pas supplémentaire en présentant un modèle connecté. Destiné à l’aviation, ce pneu appelé PresSense a été développé en partenariat avec Safran. L’objectif est de simplifier la maintenance en informant directement le technicien sur la pression du pneumatique. Le PresSense comprend un capteur électronique de pression, installé directement dans le pneu.

Le capteur n’est pas dans la matière. Il est intégré à la fin de la fabrication, de manière à ne pas être intrusif. Le pneu conserve donc toutes ses garanties de sécurité. Le capteur ne possède pas de source électrique propre et ne s’active que lorsque le lecteur est approché de la surface. Le lecteur transmet ces informations à un logiciel. Le technicien équipé d’un smartphone, ou d’une tablette, accède à cette interface logicielle qui le renseigne sur les précédents relevés de pression, la traçabilité du pneu, les températures intérieure et extérieure. À terme, Michelin envisage de décliner cette technologie sur les pneumatiques destinés à d’autres usages professionnels, en particulier l’agriculture.

Limiter l’usure des chenilles

Les chenilles en caoutchouc se généralisent sur les tracteurs de forte puissance et les machines de récolte. Le principal problème avec cet équipement est sa sensibilité à l’usure, en particulier lorsque l’engin réalise de nombreux déplacements sur route à vitesse élevée. En effet, les frottements engendrés par le bitume provoquent une élévation de température du caoutchouc, ce qui accélère fortement l’usure de la gomme.

La première solution est proposée par Camso, en partenariat avec Claas, qui monte ses chenilles sur ses versions Terra-Track. Un capteur de température intégré dans la chenille envoie une alerte sur le smartphone du chauffeur dès que le caoutchouc chauffe trop. Ce dernier peut ainsi réduire sa vitesse pour préserver sa gomme. Une application informe aussi sur d’autres paramètres, tels que le niveau d’usure de la chenille et une estimation sur sa durée de vie. Ce dispositif devrait être lancé dans le courant de l’année 2018.

Continental a lui-aussi dévoilé un prototype de chenille connectée lors d’Agritechnica. Le principe du Trackman est semblable à celui de Camso avec un capteur de température à l’intérieur de la chenille. Aucun prix n’est encore annoncé pour ces capteurs.

Corinne Le Gall

Le télégonflage remet la pression à l’honneur

La démocratisation du télégonflage contribue à sensibiliser davantage des agriculteurs à l’impact de la pression sur la performance de l’automoteur et l’usure des gommes. Lors du dernier Sima, Trelleborg a même présenté un système de télégonflage pour moissonneuse-batteuse, adaptant automatiquement la pression en fonction de la charge qui varie au cours de la récolte.

Le système VIP (Variable Inflation Pressure ou pression de gonflage variable) se compose d’un ensemble de capteurs mesurant la pression, la déformation et la température. Un dispositif électronique commande un compresseur et une valve pour adapter la pression. Ce compresseur est monté directement sur la jante du pneumatique. Le dispositif offre une totale indépendance entre les pneumatiques droit et gauche.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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