La demande internationale reste forte, les prix très élevés — au plus haut depuis 2008 pour le blé — mais les marchés sont plus hésitants : « Parmi les facteurs d’incertitude, le rebond des cas de Covid un peu partout dans le monde, notamment en Chine et en Russie, laisse des doutes sur la vitalité et durabilité de la reprise économique », note le cabinet Agritel.

Mardi aux États-Unis, le blé a reculé à la Bourse de Chicago, essentiellement sous l’effet de prises de bénéfices, tandis que le maïs restait soutenu par les mauvaises conditions météorologiques qui perturbent les récoltes.

Sur la scène internationale, l’Égypte, qui a annoncé un stock de blé couvrant six mois de consommation locale, a lancé un nouvel appel d’offres pour l’achat de blé pour des chargements au début de décembre, indique le cabinet Inter-Courtage. Également aux achats, la Syrie a lancé un appel d’offres pour 200 000 tonnes de blé, qui sera probablement russe, relève la même source.

La Turquie a acheté 235 000 tonnes d’orge, entre 330 et 344,9 dollars la tonne, charges et fret compris, sur décembre. Aux États-Unis, le ministère de l’Agriculture a annoncé des ventes de graines de soja, vers la Chine (199 000 tonnes) et le Mexique (126 000 tonnes).

Les exportations hebdomadaires de l’Union européenne restent stables pour le blé, à près de 9 millions de tonnes cumulées sur l’année, et progressent en maïs (1,17 million sur l’année, plus du double de l’an dernier), selon les chiffres au 24 octobre publiés par Bruxelles.

La Roumanie reste en tête des pays exportateurs de blé, suivie de la Bulgarie, de l’Allemagne et de la France. Le blé européen a pour principales destinations l’Algérie, l’Égypte, la Corée du Sud et le Nigeria.

Vers 17h35 sur Euronext, le prix du blé tendre rebondissait de 1 euro, à 285,75 euros la tonne, sur l’échéance de décembre, ainsi que sur celle de mars, à 280,75 euros la tonne.

Le maïs était stable à 244 euros sur l’échéance de novembre et en hausse de 75 centimes, à 243,25 euros la tonne, sur celle de janvier.

Avec l’AFP