Alors que Washington a mis des milliers de troupes en alerte face à un risque d’invasion russe de son voisin ukrainien, les marchés craignent un conflit qui engendrerait « inévitablement des ruptures de logistique, sans compter les mesures de rétorsion qui pourraient être prises à l’encontre de la Russie », relevait le cabinet Agritel.

Ces tensions extrêmes ont fait rebondir les cours du blé, de la Bourse de Chicago au bassin de la mer Noire.

Les opérateurs redoutent, en cas de conflit, « de probables ruptures d’approvisionnement » en provenance de la Russie, grand pays exportateur. Dans ce contexte, les exportations de blé russe ont déjà baissé au cours de la semaine du 20 janvier, alors qu’est déjà annoncé un prochain quota d’exportations, de 8 millions de tonnes, à partir de la mi-février, rapporte Agritel.

Les exportations totales de blé russe depuis juillet s’élèvent à 23 millions de tonnes, contre plus de 29 millions un an plus tôt, selon la même source, qui souligne que « les exportations totales tous grains depuis le début de juillet ont atteint 27,3 millions de tonnes », en baisse de 21 % par rapport à l’an dernier à la même date.

En Ukraine, au contraire, les exportations continuent à un rythme élevé, avec 36,42 millions de tonnes de céréales au 24 janvier (contre 28,33 millions l’année dernière), dont 16,66 millions de tonnes de blé et 14 millions de tonnes de maïs, rapporte le cabinet Inter-Courtage.

Sur Euronext, les cours du maïs progressaient également, notamment en raison de « craintes de rupture logistique de la part de l’Ukraine » et du fait de la compétitivité des maïs français sur la scène européenne, selon Agritel.

Peu avant 17 heures sur Euronext, le prix du blé tendre gagnait 8,25 euros, à 289,25 euros la tonne, sur l’échéance de mars et 7,75 euros sur celle de mai, à 286,25 euros la tonne.

Les prix du maïs étaient en hausse de 4,75 euros sur l’échéance de mars, à 257 euros la tonne, et gagnaient 4 euros sur celle de juin, à 258 euros la tonne.

Avec l’AFP