Ce mouvement de repli a été perçu comme un mouvement de correction technique par les opérateurs, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) ayant tablé, dans un rapport publié mercredi dernier, sur une production mondiale record de blé et de maïs pour la prochaine campagne commerciale.

Sécheresse au Brésil

Ces projections ont détendu un marché inquiet depuis de longues semaines de la production brésilienne de maïs pour la campagne en cours en raison de la sécheresse, une inquiétude qui avait stimulé les cours du maïs et par ricochet du blé.

« Les fondamentaux demeurent porteurs, même si les perspectives de récolte, notamment en France, s’améliorent à la faveur du retour des précipitations ces derniers jours. La situation demeure critique au Brésil et la production de maïs sera bien inférieure aux 102 millions de tonnes » estimées par l’USDA, a jugé le cabinet Agritel dans une note publiée mardi.

Demande asiatique soutenue en maïs

En outre, la demande asiatique demeure très soutenue, les États-Unis ont encore vendu 1,7 million de tonnes de maïs à la Chine.

L’Algérie a profité de ce recul des cours pour lancer un appel d’offres pour du blé tendre. « L’origine France semble à ce stade compétitive », a estimé Agritel.

Vers 17h00 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 4 euros sur l’échéance de septembre, à 218,50 euros, et de 3,50 euros sur l’échéance de décembre, à 217,50 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 3,25 euros sur l’échéance de juin, à 253,75 euros, et de 3,75 euros sur l’échéance d’août, à 248 euros.

Avec l’AFP
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Le blé poursuit sur sa lancée, conditions de culture et de récolte tendues

Les prix du blé grimpaient encore, vendredi 30 juillet 2021 à la mi-journée, dans un marché focalisé sur les bulletins météo des deux côtés de l’Atlantique, entre intempéries en Europe et sécheresse en Amérique du Nord.