L’institut technique Arvalis a publié le vendredi 9 juillet 2021 une estimation de 74 quintaux par hectare pour la récolte de 2021, soit 4 % de plus que la moyenne des dix dernières années et surtout 6 q/ha de plus que l’an dernier, une récolte qui avait été décevante. Compte tenu de surfaces de blé tendre attendues en augmentation de 15 %, selon les derniers chiffres du ministère, la quantité devrait être au rendez-vous.

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En ce qui concerne la qualité, la teneur moyenne en protéines est, quant à elle, estimée à 11,6 %, « une valeur correspondant à la moyenne décennale », selon Arvalis, qui publie pour la première fois des estimations avant récolte, avec l’interprofession céréalière Intercéréales.

Dans la moitié nord de l’Hexagone, « les blés ont bénéficié d’une pluviométrie convenable et de températures relativement fraîches au cours du printemps, favorisant l’expression du potentiel des cultures mais entraînant des moissons plus tardives. Dans le Sud, l’hiver humide suivi de sécheresses parfois très intenses de la fin de février à la fin d’avril ont pu en revanche entamer partiellement ce potentiel », a déclaré François Laurent, directeur de la R&D d’Arvalis, cité dans le communiqué. « Ces niveaux de rendement et de protéines devraient nous permettre d’approvisionner l’ensemble de nos clients en France et à l’international », a estimé Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales.

La proportion de blés cultivés dans des conditions bonnes à très bonnes est stable à 79 %, selon le baromètre Céré’Obs de FranceAgriMer publié vendredi. La moisson sera en revanche plus tardive que ces dernières années, en raison des pluies des derniers jours, « avec toutefois une avancée significative sur les orges d’hiver, affichant dans leur grande majorité des rendements satisfaisants et des critères qualitatifs certes hétérogènes mais plutôt rassurants », a souligné Agritel dans une note publiée vendredi.

Vers 17h00 sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de 2 euros sur l’échéance de septembre, à 197,75 euros, et de 1,50 euro sur l’échéance de décembre, à 200,25 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, reculait de 0,50 euro sur l’échéance d’août, à 235,50 euros, et de 2,25 euros sur l’échéance de novembre, à 193,75 euros.

Avec l’AFP