« On a un timide rebond technique après les prises de bénéfices d’hier, dans l’attente des résultats du rapport de l’USDA de demain », a commenté Paul Désert-Cazenave, responsable de l’analyse de marché chez Logaviv. Ce rapport (dit « Wasde » en anglais), qui livrera les premières projections de production mondiale de céréales et d’oléagineux pour la campagne de 2021-2022, est « potentiellement générateur de volatilité, donc le marché est en attente », a ajouté Paul Désert-Cazenave.

Le rapport pourrait également entériner une nette révision à la baisse de la production de maïs de 2020-2021 au Brésil, dont le sort agite le marché des céréales, avec des stocks mondiaux toujours tendus, notamment aux États-Unis. Au Brésil, « la baisse du potentiel de production se confirme pour la seconde récolte », touchée par la sécheresse, a d’ailleurs souligné le cabinet Agritel dans une note publiée mardi.

En France, le ministère de l’Agriculture estime que les surfaces de céréales augmenteraient cette année de 3,2 % et atteindraient 9,2 millions d’hectares. Selon de premières estimations pour l’Hexagone, la sole de maïs « baisserait de 10,1 % par rapport à 2020 mais augmenterait de 1,2 % par rapport à la moyenne 2016-2020 pour atteindre 1,5 million d’hectares. La sole de blé tendre, quant à elle, est conforme aux dernières estimations, en progression de 14,8 % sur un an à 4,9 millions d’hectares.

Si, d’une manière générale, les pluies tombées ces derniers jours sur les champs français ont rassuré, elles demeurent « très hétérogènes » d’une région à l’autre, a souligné Agritel. « Les prévisions de nouvelles précipitations en France, dans les jours à venir, amènent ainsi un facteur rassurant dans la perspective d’une amélioration de l’état des cultures et pour les levées des cultures de printemps », a ajouté Agritel.

Vers 17h35 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 2,50 euros sur l’échéance de septembre, à 226 euros, et de 2 euros sur l’échéance de décembre, à 224 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 1,75 euro sur l’échéance de juin, à 258,50 euros, et de 3,25 euros sur l’échéance d’août, à 251,50 euros.

Avec l’AFP