« La grosse surprise, c’est sur les surfaces », a commenté Gautier Le Molgat, analyste au cabinet Agritel. Et pour cause, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a établi une projection de surface de maïs aux États-Unis à 91,1 millions d’acres (36,9 millions d’hectares), contre 93,1 millions d’acres (37,7 millions d’hectares) attendus.

Surfaces de blé américain plus hautes qu’attendu

À l’inverse, « en blé, c’est bien plus haut que ce qu’on imaginait », a-t-il indiqué. Le blé a tout de même connu une forte hausse de ses cours mercredi soir, « tirés par le maïs », qui reste moteur des autres céréales, selon une note d’Agritel publiée jeudi.

En ce qui concerne les stocks de maïs, « ils sont dans la fourchette attendue », a commenté Gautier Le Molgat. « Ce n’est pas le stock qui fait la hausse, ce sont les perspectives de semis qui sont très tendues », a insisté l’analyste.

Il a par ailleurs souligné la forte augmentation de surfaces attendue du sorgho, en progression de 18 %, « un peu plus simple à faire que du maïs » et une réponse à la forte demande chinoise des derniers mois.

L’Algérie aux achats pour le blé tendre

Concernant l’appel d’offres en blé lancé cette semaine par l’Algérie, le résultat reste à affiner, mais, selon des sources concordantes, l’Algérie aurait acheté entre 500 000 et 550 000 tonnes de blé tendre dont les origines restent à déterminer avec certitude : « Au regard des niveaux de prix pratiqués et des spécificités exigées », elles pourraient être réparties entre l’Allemagne, la Pologne et peut-être la France », selon Agritel.

Il est à noter que la Bourse fait relâche pour un long week-end pascal, de vendredi à lundi inclus, avant une réouverture mardi.

Vers 16h45 sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de 5 euros sur l’échéance rapprochée de mai, à 210,50 euros, et de 3,50 euros sur l’échéance de septembre, à 195,50 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, reculait de 2,75 euros sur l’échéance de juin, à 214 euros, et de 2 euros sur l’échéance d’août, à 211 euros.

En revanche, sur les marchés physiques, le blé rendu Rouen progressait de 1 euro par rapport à la veille, à 206 €/t. Le maïs rendu Bordeaux grimpait de 6 €, à 211 €/t, et le maïs Fob Creil cotait 219 €/t (+4 €/t).

Avec l’AFP