« Le retard de la moisson en Europe de l’Ouest et bien entendu toutes les inquiétudes accompagnant les récentes intempéries auront largement soutenu les cours tout au long de la semaine passée », souligne le cabinet Agritel dans une note. « Si les zones les plus précoces avancent d’ores et déjà dans les blés et terminent les colzas, les zones les plus tardives ou les plus touchées par les intempéries ne débuteront les orges d’hiver que dans les prochains jours », poursuit le cabinet spécialisé.

Les prix du blé sont aussi soutenus par les conditions climatiques en Amérique du Nord, marquées par la persistance d’un temps sec.

En Europe de l’Est, la situation est contrastée, « avec l’Ukraine qui enregistre des rendements records en ce début de moisson et la Russie dont les rendements moyens continuent de décevoir alors que déjà près d’un sixième des surfaces y ont été moissonnées », décrit Agritel.

Pour le maïs, les cours de la future campagne de récolte (échéance novembre 2021) sont repassés au-dessus des 200 euros la tonne « en raison des inquiétudes liées à la chaleur qui s’empare actuellement du bassin mer Noire ».

À 16 h 00 sur Euronext, la tonne de blé progressait de 1,75 euro sur l’échéance de septembre à 216 euros, et de 1,50 euro sur l’échéance de décembre à 217,50 euros.

La tonne de maïs, pour sa part, progressait de 1 euro sur l’échéance d’août à 247 euros, et de 1,50 euro sur l’échéance de novembre à 205,25 euros.

AFP