« Les cours s’envolent dans un contexte de plus en plus avéré de risques climatiques sur les cultures de printemps aux États-Unis (soja et maïs) », a souligné le cabinet Agritel dans une note publiée mercredi. Les cours du maïs et du soja américains ont atteint des niveaux qu’ils n’avaient plus connus depuis plusieurs années, mardi à Chicago, en raison de retards de semis dans le Midwest, dus à un temps froid et humide, qui laisse craindre une baisse des rendements, notamment sur le maïs déjà semé.

Au Brésil, les opérateurs commencent à revoir à la baisse les estimations de production de maïs « dans un contexte de déficit hydrique » d’autant plus susceptible d’affecter les cultures qu’elles ont été semées tardivement, a indiqué Agritel.

Les craintes sur la récolte française de blé persistent également, après l’épisode de gel de ces dernières semaines, mais « principalement maintenant » en raison d’un déficit hydrique « qui pourrait perdurer » au printemps, a souligné Agritel.

Autre facteur de soutien pour le blé, la demande chinoise : selon le cabinet Inter-Courtage, les fabricants chinois d’aliment pour bétail auraient acheté cette semaine « entre 10 et 14 bateaux de blé français de la prochaine récolte, confirmant que le blé meunier/fourrager est moins cher que le maïs, y compris sur la nouvelle campagne ».

À 17h00 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 2,25 euros sur l’échéance de septembre, à 212,50 euros, et de 2 euros sur l’échéance de décembre, à 212,00 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 1,25 euro sur l’échéance de juin, à 227,25 euros, et de 1,50 euro sur l’échéance d’août, à 222,25 euros.

Avec l’AFP