En maïs et en blé, on atteint « des plus hauts niveaux depuis 2013 ou 2014 », a souligné jeudi Marc Zribi, chef de l’unité des grains et et du sucre de FranceAgriMer, lors d’une conférence de presse.

Signe que les marchés de matières premières agricoles se tendent, l’Égypte a annulé l’appel d’offres qu’elle venait de lancer, pour chargement entre le 18 février et le 5 mars prochains, en raison d’« un niveau insuffisant d’offres, quatre seulement, avec des prix extrêmement élevés », a relevé Marc Zribi.

Selon le cabinet Inter-Courtage, l’offre la plus basse était à 306,62 dollars la tonne (fret compris) pour du blé roumain, tandis que la plus chère (+23 dollars) concernait du blé russe, qui fait l’objet de restrictions à l’exportation.

Dans le rapport mensuel (Wasde) du ministère américain de l’Agriculture, publié le mardi 12 janvier 2021, la production mondiale de maïs est révisée à la baisse de près de 10 millions de tonnes (Mt), à 1,13 milliard de tonnes. S’agissant du blé, les stocks sont également en retrait par rapport aux projections de décembre, mais avec un écart moindre que pour le maïs (–3,3 Mt, à 313,2 Mt).

Vers 16h30 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 4,75 euros sur l’échéance de mars, à 229,25 euros, et de 3,25 euros sur l’échéance de mai, à 224,25 euros.

La tonne de maïs progressait de 4,25 euros sur l’échéance de mars, à 212,75 euros, et de 3,50 euros sur celle de juin, à 210,00 euros.

AFP