La baisse annoncée de la production française de blé par rapport à 2019 (-21 %) a bien dopé le marché américain hier soir à la Bourse de Chicago. Le cabinet Agritel évoquait ainsi un « contexte de rachats de positions suite à la révision à la baisse de la production en France, mais également face aux craintes de voir la production en Argentine chuter en raison des difficultés de semis liées au déficit hydrique ».

> À lire aussi : Moissons 2020, la deuxième récolte de blé la plus basse depuis 2004 (07/07/2020)

Déficit hydrique en Argentine

Ce déficit, en période de semis, « engendre une révision à la baisse des surfaces implantées de l’ordre de moins 400 000 hectares », selon la bourse de Rosario, ce qui induirait « une révision à la baisse de la production à 18-19 millions de tonnes contre 21-22 millions précédemment estimés », selon Agritel.

À l’inverse, le nord de la France et de l’Europe sont touchés par des pluies pénalisantes pour les chantiers de récolte. Le reste de la France bénéficie d’un temps plus clément, permettant une avancée rapide des moissons avec les premières coupes de blé qui confirment une grande hétérogénéité en termes de rendements, mais avec une qualité au rendez-vous, a indiqué Agritel.

L’inconnue de la demande

« Dans ce contexte, les bilans chez les huit plus grands pays exportateurs se tendent », soulignait Agritel, pour qui la demande demeure une grande inconnue : l’impact du Covid-19 sur cette dernière est certain mais demeure très difficile à mesurer », a conclu le cabinet.

Vers 18 h 00 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 0,75 euro sur l’échéance de septembre à 187,75 euros et de 1,25 euro sur l’échéance de décembre à 189,00 euros.

La tonne de maïs, elle, progressait de 2,25 euros sur août à 176 euros et de 1,25 euro sur novembre à 166,75 euros.

Avec l’AFP