Cette transaction s’est conclue à un prix estimé entre 313 et 314 dollars la tonne, soit environ 20 dollars de plus que lors du dernier appel d’offres algérien à la fin de décembre. Concernant les pays retenus, « les origines sont optionnelles, et la France devrait être retenue pour partie », a estimé le cabinet Agritel dans une note publiée jeudi. La Jordanie a, pour sa part, acheté 120 000 tonnes de blé, dont l’origine est également optionnelle.

La petite correction technique qui a marqué la journée de mercredi constitue un « élément non surprenant au regard de la hausse quasi ininterrompue de ces dernières semaines », a souligné Agritel. « Les fondamentaux n’ont guère évolué à savoir une situation tendue au niveau mondial sur la campagne de 2020-2021 mais avec des perspectives de récoltes abondantes pour le moment sur la prochaine campagne », a ajouté Agritel.

Sur le plan climatique, le continent sud-américain a bénéficié ces derniers jours des pluies bénéfiques, bien que tardives. Dans le bassin de production de la mer Noire, notamment en Russie, les acteurs du secteur vont scruter l’arrivée d’une vague de froid. « Les couvertures neigeuses semblent cependant à ce stade suffisantes pour éviter des dégâts de gel », a conclu Agritel.

Vers 16h30 sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de 1,75 euro sur l’échéance de mars, à 232,25 euros, et de 1 euro sur l’échéance de mai, à 227,75 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 0,75 euro sur l’échéance de mars, à 214,25 euros, et de 0,25 euro sur l’échéance de juin, à 211,25 euros.

Avec l’AFP