« C’est le leitmotiv de ce début de semaine, le stress lié aux perspectives de repli de production de la deuxième récolte brésilienne » en raison de conditions très sèches ou de problèmes de gel, selon les régions, a expliqué Gautier Le Molgat, analyste au cabinet Agritel.

Au Brésil, 75 % des surfaces de maïs sont semées en deuxième récolte en février sitôt le soja moissonné.

« C’est ça qui tire le marché dans un contexte où aux États-Unis, ça doit aller mieux en termes d’avancées des semis », a ajouté Gautier Le Molgat. Le boisseau (environ 25 kg) de maïs américain a progressé d’un dollar sur le marché de Chicago la semaine dernière, passant de 6 à 7 dollars, sur l’échéance rapprochée (ancienne récolte).

Compte tenu de la publication lundi prochain d’un rapport mensuel du ministère américain de l’Agriculture sur la production mondiale de céréales, des prises de bénéfices pourraient intervenir ces prochains jours et peser sur les cours, selon Gautier. Le Molgat. Il n’envisage pas toutefois une baisse durable des cours dans l’immédiat, notamment pour le blé tendre, tant qu’il n’y aura pas de précipitations significatives sur les cultures, que ce soit aux États-Unis ou en Europe.

Le Conseil international des céréales (CIC) a publié récemment un indice des prix céréaliers et oléagineux « au plus haut sur huit ans », affichant un gain de 8 % comparativement à mars, a rapporté le cabinet Inter-Courtage dans une note publiée lundi. En cause, « les inquiétudes météorologiques et des prévisions d’offre abaissées ont provoqué de nets raffermissements des cours à l’exportation en maïs, blé, soja et orge », selon son rapport mensuel. « Cette situation tendue vient notamment des stocks mondiaux, au plus bas sur cinq ans », a précisé Inter-Courtage.

Vers 17h30 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 1 euro sur l’échéance de septembre, à 220,25 euros, et de 0,75 euro sur l’échéance de décembre, à 219,50 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 4,00 euros sur l’échéance de juin, à 245,25 euros, et de 3,00 euros sur l’échéance d’août, à 234 euros.

Avec l’AFP