Peu avant 18h00 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 3,50 € sur l’échéance de mars, à 217,75 €, et de 3 € sur l’échéance de mai, à 214,50 €.

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 3 € sur l’échéance de mars, à 201,50 €, et de 1,75 € sur celle de juin, à 200,50 €.

« La grève en Argentine, les affaires de limitation d’exportation en maïs ont fait monter Chicago et ont entraîné le blé et nous, on a suivi le blé de Chicago », a dit à l’AFP Damien Vercambre, analyste au cabinet Inter-Courtage.

« Alors que la grève des dockers semble trouver une issue, ce sont maintenant les douaniers qui affichent des revendications conduisant toujours de ce fait à des difficultés de chargements dans les ports », renchérit le cabinet Agritel dans une note publiée mardi.

« De plus, l’Argentine a décidé de suspendre ses exportations de maïs et ce jusqu’à la fin de février afin de tenter de juguler son inflation. Cela contribue bien entendu à la fermeté des cours mondiaux du maïs après la révision à la baisse de la production des États-Unis et de l’Ukraine ces derniers mois, conjuguée à la demande inédite d’importations de la part de la Chine », ajoute Agritel.

La volatilité des cours est également favorisée par la demande chinoise, inédite ces derniers mois : alors que la demande de débouchés traditionnels comme l’Algérie, est un peu plus facile à évaluer, l’appétit chinois représente une véritable « inconnue », a souligné Damien Vercambre.

Dans tous les cas, les exportateurs de blé français ne pourront pas « tout faire, donc c’est une affaire de prix et c’est pour ça aussi qu’on est monté pour essayer de réduire un petit peu la demande », a-t-il conclu.

Avec l’AFP