En hausse tendancielle depuis le 6 avril 2021, le blé progressait moins sur l’échéance de mai, qui concerne la récolte de l’année précédente encore commercialisée, que sur les échéances à plus long terme, les acheteurs s’étant délestés d’options d’achat portant sur la récolte de 2020.

En Europe, les exportations européennes « restent faibles » pour la récolte de 2020, tandis que les intérêts des acheteurs, notamment chinois sur le blé français, sont attendus sur celle de 2021, souligne le cabinet de courtage Agritel dans une note publiée vendredi.

Les prix bondissaient sur ces échéances à long terme, soutenus par les craintes liées aux vagues de froid observées en Europe et aux États-Unis, et aux menaces de déficit hydrique qui pèse sur les cultures en France et dans le Midwest américain.

Malgré une estimation de la récolte de maïs argentine revue à la hausse (+1 million de tonnes, à 46 millions de tonnes au total) par la Bourse de Buenos Aires, les prix progressaient en raison « des craintes » persistantes sur la deuxième récolte au Brésil, le troisième producteur mondial, « qui inquiète compte tenu des conditions météorologiques », a expliqué à l’AFP l’analyste d’Agritel Gautier Le Molga.

Peu avant 17h00 sur Euronext, la tonne de blé tendre perdait 1,75 euro sur l’échéance rapprochée de mai, à 217,75 euros, et gagnait 75 centimes sur l’échéance de septembre, à 207,25 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 25 centimes sur l’échéance de juin, à 221,25 euros, et était à l’équilibre sur celle d’août, à 216 euros.

AFP