« Les orges de printemps semées à l’automne vont être particulièrement impactées. […] Les céréales qui sont à un stade un peu moins avancé, pour les blés tendres, et qui ont été semées plus tôt cet hiver, pour les orges de printemps, on est un peu moins inquiets », a déclaré à l’AFP Éric Thirouin, président de l’AGPB (syndicat des producteurs de blé).

S’il est encore trop tôt pour évaluer avec précision les conséquences, il prévoit déjà des dégâts « assez disparates ».

Impact sur d’autres types de production

« Ça va avoir surtout un impact sur tout ce qui est arboriculture et sur les vignes », a estimé pour sa part un courtier en céréales qui a requis l’anonymat, concédant toutefois que le colza risque de rencontrer « de grandes difficultés ».

Cet épisode de gel « explique en partie la remontée des cours », également favorisée par la dynamique du marché de Chicago où les courtiers ont ajusté leurs positions avant la publication vendredi soir d’un rapport mensuel du ministère américain de l’Agriculture, a souligné ce courtier.

Embellie des cours

Par ailleurs, « on a vu beaucoup d’acheteurs internationaux revenir au marché, ça participe à l’embellie des cours », a-t-on ajouté de même source, avant de rappeler que la « tendance baissière » sur les cours du blé, « même si elle marque le pas, reste de mise ».

Peu après 17h30 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 2,50 € à la fois sur l’échéance rapprochée de mai, à 214,25 €, et sur celle de septembre, à 200,25 €.

La tonne de maïs progressait également de 2,50 € sur l’échéance de juin, à 217,75 €, et sur celle d’août, à 214 €.

Avec l’AFP